En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Larve de vers gris enroulé sur lui meme Noctuelles du maïs

Attention aux attaques de vers gris en début de cycle

18 juin 2015

Les attaques de vers gris – aussi appelés noctuelles terricoles – peuvent engendrer des dégâts importants si elles ne sont pas détectées à temps. Un traitement insecticide précoce, lorsque les larves sont encore présentes sur les feuilles, est très efficace.

Essentiellement deux espèces de noctuelles sévissent sur la culture de maïs, Agrotis segetum (sédentaire) et Agrotis ipsilon (migratrice). Ces deux espèces sont plus fréquemment observées dans les régions de la France situées au sud de la Loire. Ce sont surtout les sols fraîchement travaillés, souples, qui font l’objet de pontes de la part des papillons et qui en conséquence vont subir les dégâts les plus importants. Alors qu’une attaque détectée précocement peut être endiguée facilement grâce à l’application d’un insecticide, il est plus difficile de stopper une attaque due à des larves développées car l’action de contact de l’insecticide devient insuffisante. Il est donc indispensable de détecter rapidement la présence de jeunes larves de vers gris.

Des symptômes légers au départ…

Les larves ou vers gris, mesurent 45 mm au dernier stade larvaire. Sur chaque segment quatre points noirs sont disposés en trapèze. Le corps est gris et la tête brun jaunâtre. Il existe deux phases distinctes dans le développement des larves : les trois premiers stades larvaires décapent et perforent les feuilles alors que les stades quatre, cinq, et six sont terricoles. Les trous causés par les premiers stades larvaires sont principalement situés sur le bord du limbe, et quelquefois au centre de la feuille. Ils sont alors répartis de façon symétrique par rapport à la nervure centrale (feuilles encore enroulées au moment de l’attaque).

…mais des dégâts graves en l’absence de contrôle

En l’absence de contrôle, les symptômes deviennent plus marqués. Les vers gris entrent dans leur deuxième phase de développement. Ils sectionnent les jeunes plants à la base et causent le flétrissement généralisé des plantes plus âgées, de 4-6 feuilles jusqu’à 10 feuilles. Souvent, lorsque l’attaque est déclarée, plusieurs plantes successives sont touchées, et les dégâts progressent très rapidement dans la parcelle.

Les traitements précoces sont les plus efficaces

Pour lutter efficacement contre les vers gris, il faut agir dès l’observation des premiers individus dans la parcelle. 

Les produits à base de pyréthrinoïdes - seuls produits autorisés pour lutter contre les vers gris - agissent essentiellement par contact ce qui leur donne une bonne efficacité sur jeunes larves.

Afin d’augmenter leur performance, il est recommandé de réaliser le traitement le soir, les larves ayant une activité essentiellement nocturne, et avec un fort volume de bouillie.

Mais cela peut ne pas suffire et l’efficacité du traitement décroît fortement lorsque les larves atteignent un stade de développement plus avancé.

Dans ce cas, l’action par ingestion devient plus efficace que l’action de contact. Pour pallier l’absence de solution insecticide formulées sur appâts, il faut envisager un traitement permettant de positionner le produit à la base de la plante pour favoriser l’ingestion de l’insecticide par la larve lorsque celle-ci s’installera sur une nouvelle plante. Mais la mise en œuvre d’un tel positionnement nécessite des moyens adaptés lorsque le stade du maïs est avancé (pendillards, fort volume d’eau). De plus, cela ne fait qu’endiguer une attaque dont l’essentiel des dégâts est déjà réalisé. Lorsque les larves sont très développées (supérieure à environ 30 mm), les symptômes visibles sont liés à des attaques qui ont déjà eu lieu et les attaques ne progressent plus trop.

Retrouvez toutes nos préconisations pour la campagne en cours dans le guide
 « Choisir & décider ».

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant