19 avril 2012

Céréales

Valoriser les atouts de la filière française à l'export

Toutes les secondes, trois personnes naissent… Mais toutes les sept secondes, un hectare de terre arable est perdu. Les producteurs de blé tendre doivent donc produire plus, dans un contexte toujours plus contraint, que ce soit en raison de la réglementation ou de la concurrence accrue sur les marchés internationaux. Le point avec François Pignolet, directeur général adjoint chez Axereal.


L’un des défis du 21ème siècle consistera à nourrir l’ensemble des habitants de la planète. Or, la pression alimentaire s’accentue. En effet, parallèlement à une augmentation de la population, la surface disponible en terres arables diminue. Par conséquent, l’unique solution consiste à augmenter les rendements.


Dans ce contexte, la France a un rôle de premier plan à jouer dans l’exportation des céréales. Sa proximité avec d’importants clients tels que les pays d’Afrique du Nord, la régularité de sa production, et la qualité de ses infrastructures lui confèrent des atouts indéniables pour exporter. En revanche, la qualité de la filière française de blé tendre ne constitue plus un avantage. Les pays d’Europe de l’Est, et notamment la Russie, ont considérablement progressé dans ce domaine. La filière céréales devra donc s’attacher à augmenter la qualité de sa production pour rester compétitive face aux pays exportateurs d’Amérique du Sud et d’Europe de l’Est.


Pour assumer pleinement son rôle d’exportateur de céréales, le monde agricole devra également convaincre la société française de l’intérêt qu’il y a à produire. L’agriculture française est aujourd’hui soumise à de fortes contraintes sociales et environnementales, et la productivité est mal perçue.

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