26 septembre 2011

Protéagineux

France : rendements pois et féverole 2011

Le point sur les niveaux de rendement en pois et féverole et la qualité.


• Pois : faibles rendements, charges limitées et bonne qualité visuelle.
Les dernières estimations de rendements de l'enquête ARVALIS - Unip confirment une moyenne nationale de 37 q/ha. Il s'agit du plus bas niveau enregistré depuis plus de 20 ans. Ce résultat s'explique principalement par la sécheresse exceptionnelle qui a affecté toute la phase de croissance du pois, mais aussi par une relocalisation d'une partie de la sole de pois vers des parcelles à moindre potentiel (alors que cette culture était longtemps restée concentrée sur les meilleures terres), ce qui peut donner une image biaisée de l'évolution des rendements. Seules les régions proches de la Manche (Calvados, Seine-Maritime, Pas-de-Calais) obtiennent des résultats significativement plus élevés (voir tableau).

En contrepartie, la pression de maladies et de ravageurs a été faible et les conditions de récolte souvent bonnes. Cela a contribué à limiter les charges d'intrants et à obtenir une bonne qualité visuelle. On s'attend en revanche à de faibles teneurs en protéines, à confirmer prochainement avec les résultats de l'enquête nationale qualité des pois.

 


* y compris autres régions
Source : Unip d’après SSP (surfaces) / ARVALIS/Unip (rendements)



• Féverole : rendements très variables et problèmes de qualité.
Le rendement moyen national est estimé entre 35 et  36 q/ha. Ce chiffre est encore provisoire : les rendements sont en effet extrêmement variables selon les secteurs et les parcelles (de 10 à 70 q/ha) et rendent les estimations délicates. Les féveroles ont d'abord été affectées par la forte sécheresse, puis le retour de pluies en juin/juillet a pu profiter aux féveroles de printemps du nord de la France dont la croissance n'avait pas été trop affectée. Cependant, les dommages du départ étaient irrémédiables sur certaines parcelles et il y a eu par endroit des attaques de pucerons noirs et de rouille. La pression de bruches a été forte et généralisée, et les traitements insecticides partiellement efficaces. La qualité visuelle des féveroles est donc fortement impactée par ces attaques de bruches et parfois par des décolorations ou des taches. La constitution de lots de bonne qualité visuelle pour l'exportation s'avère difficile.
 

UNIP

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