18 mai 2017

Messagerie Pays de la Loire

Blés en floraison : des pluies favorables aux fusarioses

Les bulletins météo prévoient pluies et orages sur les jours à venir : des conditions climatiques propices à la propagation des fusarioses, alors que les blés sont en floraison ou presque. La vigilance est de mise.

Sur blé tendre, s’appuyer sur la grille de risque et les prévisions météo pour décider

Compte tenu des prévisions de pluies, le cumul autour de la floraison devrait se situer dans la plage 10-40 mm dans de nombreux secteurs de la région. Cette estimation est à affiner au cas par cas selon la pluviométrie (hétérogène du fait des orages) et du stade des blés.


Figure 1 : Grille d’évaluation du risque d’accumulation du déoxynivalénol (DON) dans le grain de blé tendre et d’aide au traitement contre les fusarioses sur épi (F. graminearum et F. culmorum)


Dans ce contexte, les parcelles dont la note de risque est supérieure à 3 nécessitent une intervention spécifique vis-à-vis des fusarioses des épis.

En cas d’intervention, le produit appliqué devra contenir l’un des trois triazoles efficaces (tébuconazole, metconazole et prothioconazole). Les produits contenant de l’azoxystrobine et de la picoxystrobine sont à éviter pour assurer l'objectif de qualité sanitaire.

Attention, le positionnement du traitement est essentiel pour maximiser son efficacité : il faut intervenir dès le début de la floraison (8-10 jours après épiaison), lorsque les premières étamines commencent à sortir dans la partie centrale des épis. Après ce stade, l’efficacité du traitement décroit rapidement.


Figure 2 : Classement des variétés de blé tendre selon leur résistance au risque DON (F.graminearum) – échelle 2016 - 2017

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Sur blé dur, compte-tenu des conditions météo actuelles, la protection est recommandée

Sur cette espèce, particulièrement sensible, on préfèrera les produits type Prosaro ou Kestrel (si risque rouille brune faible) qui permettent de protéger les cultures contre les deux fusarioses, limitant ainsi à la fois le risque mycotoxines et le risque moucheture.

Sabine BATTEGAY, Anne-Monique BODILIS, Helene LAGRANGE, Benjamin POINTEREAU (ARVALIS - Institut du végétal)

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