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Blé au stade début tallage, en Lorraine en 2017, qui n'a pas encore besoin d'azote Messagerie Lorraine

Azote sur blé : pas de précipitation

16 février 2017

En cette sortie d'hiver, les reliquats azotés affichent des niveaux élevés et les blés se développent lentement. Conséquence, pas besoin d'apporter de l'engrais dans l'immédiat.

Contrairement aux derniers hivers, le temps a été froid et sec et de ce fait, peu propice à la croissance des blés.

Première conséquence : la végétation a pris du retard, y compris les semis précoces qui ont tardé à lever dans le sec. Aujourd’hui, les blés ont en moyenne une talle de moins qu’en année normale et jusqu’à 2,5 de moins qu’il y a un an à la même époque.

Deuxième conséquence  : il y a de l’azote dans le sol, sous forme directement assimilable, probablement en quantité beaucoup plus importante que d’habitude si on en croit les premiers résultats de reliquats sortie d’hiver.



Figure 1 : cumuls de pluviométrie et de températures du 5 octobre 2016 au 11 février 2017 et rapport à la moyenne sur la station météo de Metz (57)



Les besoins en azote sont faibles du semis jusqu’à fin tallage : environ 50 unités seulement sont nécessaires. C'est de l’azote facilement trouvé dans le milieu lorsqu’il fait sec pendant l’hiver. Le retour d’un épisode pluvieux va ainsi permettre aux blés de valoriser l’azote du sol qui couvrira amplement leurs besoins dans les semaines à venir.

Dans les sols où les reliquats d’azote sortie hiver sont importants (supérieurs à 50 kg N/ha sur l’horizon 0-60 cm), cet apport peut même être décalé sans risque jusqu’au stade épi 1 cm.

Pas de précipitation non plus pour les blés n’ayant pas atteint le début du tallage, l’efficience de l’azote étant très modeste avant ce stade et l’azote ne fait pas taller.

Enfin, si les parcelles sont sales, mieux vaut privilégier les désherbages dès que les conditions climatiques favorables seront réunies et préférentiellement avant tout apport d’engrais. Ceux-ci favorisent le développement des adventices et rendent leur contrôle plus difficile.

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