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campagnol des champs Campagnols des champs

Une lutte préventive pour éviter toute pullulation

24 novembre 2016

La nuisibilité des campagnols des champs sur les cultures est faible tant que les effectifs restent limités à quelques individus. Mais leur fort taux de reproduction peut amener un accroissement rapide des populations, à l’origine de dégâts significatifs. Leur présence est donc à surveiller de près pour intervenir le plus en amont possible.

Des dégâts de campagnol des champs peuvent être observés dans des cultures porte-graines, des prairies, des céréales ou encore des cultures potagères. Le campagnol des champs est potentiellement présent sur tout le territoire.

Seules des densités élevées de population entraînent des dégâts significatifs, notamment dans les foyers historiques : au-delà de 200 individus/ha, l’impact économique devient souvent conséquent, avec des variations selon les cultures et les stades. Les effectifs évoluent en lien avec la reproduction, avec un pic à l’été ou en début d’automne. Les variations interannuelles sont également importantes. Le pic de population, jusqu’à plus de 1 000 individus/ha, peut se maintenir deux ans et revenir tous les trois à cinq ans.

L’absence de travail du sol et la couverture du sol préservent les populations

Certaines pratiques, comme le moindre travail du sol ou la mise en place de couverts végétaux, peuvent être favorables au campagnol des champs du fait de la préservation de son habitat.

Une couverture végétale assure les besoins alimentaires et procure un abri, notamment en soustrayant le campagnol de la vue de ses prédateurs. Les couverts intermédiaires lui sont donc favorables, et a fortiori les couverts permanents. Certaines cultures, comme les légumineuses (trèfle, luzerne), peuvent également être plus appétentes. Enfin, la faible présence de haies ou de bosquets, ainsi que les grandes surfaces « ouvertes », réduisent la présence de ses prédateurs (renard, belette, rapaces…).

Une lutte précoce et collective

La lutte est avant tout préventive en évitant un environnement trop favorable à son développement. L’entretien des bords de champs, par exemple, réduit les zones refuges. Des mesures collectives de gestion des prédateurs, comme l’installation de perchoirs, participent aussi à la limitation des populations. La lutte préventive la plus efficace reste néanmoins le travail du sol. La lutte directe est à mettre en œuvre dès les premiers indices de présence. Les indices à rechercher sont les terriers avec les galeries souterraines et leurs entrées, ainsi que les couloirs de circulation dans la végétation. Des bulletins d’observation régionaux permettent de guider cette surveillance. Le piégeage, utilisable toute l’année, est efficace mais chronophage. La lutte chimique avec des appâts à base de bromadiolone n’est possible qu’en lien avec l’organisme à vocation sanitaire régional (FREDON/GDON). Pour éviter des effets non intentionnels vis-à-vis de la faune sauvage non cible, la bromadiolone n’est autorisée que sous conditions strictes : comptages d’indices, intervention uniquement en dessous d’un seuil et avec un mode d’emploi défini dans l’arrêté interministériel du 14 mai 2014.

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