17 février 2010

Stratégies fongicides sur orge de printemps

Adapter la stratégie à la variété

Même si la nuisibilité est parfois faible sur le rendement, la lutte contre les maladies contribue à un meilleur remplissage des grains, donc permet d’obtenir de meilleurs calibrages, critère majeur pour les orges brassicoles.

Si l’helminthosporiose domine le complexe maladies sur les orges de printemps, des attaques d’oïdium et/ou de rhynchosporiose précoces restent possibles sur les variétés sensibles comme Sébastian et Béatrix. La campagne 2007 nous a aussi montré que la rouille naine et la ramulariose pouvaient aussi s’inviter.

Nuisibilité modérée des maladies

Les dégâts dus aux maladies sur les orges de printemps sont en général atténués par la rapidité de croissance et de maturation de l’espèce. Ils sont généralement compris dans une fourchette de 0 à 15 q/ha selon les variétés. Dans ces conditions, le contexte de prix de vente faible des orges ne doit pas remettre en cause fondamentalement l’optimum de dépenses fongicides sur l’orge de printemps. En effet, il reste toujours vrai que la lutte contre les maladies contribue à un meilleur remplissage des grains, donc permet d’obtenir de meilleurs calibrages, critère majeur pour les orges brassicoles.

Une stratégie par variété

Les résultats expérimentaux enregistrés au cours des années précédentes ont montré l’intérêt d’adapter la protection fongicide à la sensibilité des variétés. Ainsi, pour les variétés sensibles aux maladies telles que Sébastian et Béatrix, deux traitements, dont un précoce, sont généralement valorisés, sauf si la parcelle est indemne de maladie au moment du premier traitement. À noter que le choix de variétés comme celles citées ci-dessus s’avère coûteux en matière de protection contre les maladies. À l’inverse, un traitement unique au stade dernière feuille étalée est suffisant pour les autres variétés. Concernant ces dernières, il sera néanmoins raisonnable de les observer sur des semis très précoces de février.

Alterner les matières actives

Pour construire les programmes, la principale recommandation est d’alterner le plus possible les matières actives afin d’assurer la pérennité de leur efficacité. La liste des produits proposée en figure 1 n’est pas exhaustive (Figure 1 : Exemples de programmes fongicides en Bourgogne). Néanmoins, elle tient compte de la réglementation sur les mélanges de produits phytosanitaires. Par ailleurs, tous les produits cités sont référencés sur la « liste des spécialités phytopharmaceutiques recommandées sur orge de brasserie ».

Luc PELCE (ARVALIS - Institut du végétal)

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