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Pomme de terre

Soigner la mise en stockage et la ventilation

29 août 2013

Avec le début des arrachages, voici quelques consignes pour optimiser la récolte des tubercules et le début de la conservation.

Ne pas récolter les zones humides des parcelles

Les précipitations orageuses localement très intenses de l'été ont pu provoquer l'installation de zones humides temporaires dans les bas fonds des parcelles ou les trains de tonneaux favorisant la pénétration des agents de pourriture à l’intérieur des tubercules (bactéries et champignons tels qu’Erwinia, Pythium, Mildiou, …). Même si les conditions sont aujourd’hui plus sèches, les tubercules contaminés sont susceptibles de se détruire sur les chaînes de l’arracheuses et dans les remorques, disséminant ainsi les pathogènes sur l’ensemble des tubercules récoltés.
Certains facteurs de risque supplémentaires peuvent également être également ponctuellement présents en parcelle du fait des à-coups de végétation de l'année : tubercules de seconde génération immatures dans les parcelles ayant présenté des symptômes de repousse physiologique (rejumelage), symptômes de coeurs creux, ...).
Ainsi il est préférable de ne pas récolter ces zones à risque ou a minima les séparer des tubercules destinés à une conservation de longue durée.

Arracher à une température de récolte appropriée comprise entre 12 et 18°C

La température idéale de récolte se situe entre 12 et 18°C :
- à une température trop froide (inférieure à 8°C), les tubercules deviennent plus sensibles aux endommagements de type fracture ou de type noircissement interne  augmentation du risque de blessures et du nombre de portes d’entrées pour les agents de pourritures,
- à une température plus élevée, la chaleur accélère le développement des pourritures et le démarrage en germination des tubercules en même temps que la respiration s’accroît et dégage à nouveau plus de chaleur …

Sécher et refroidir le tas  au fur et à mesure de sa constitution

Le séchage des tubercules constitue le facteur clé du début de la conservation. Il va permettre d’éliminer l’eau excédentaire lorsque les tubercules sont récoltés en conditions humides. Il va aussi permettre de sécher et déshydrater progressivement les tubercules pourris qui n’auront pas été éliminés lors de la mise en tas. Cette phase de séchage déshydratera également le « jus » dégagé par les tubercules pourris qui se sera distribué dans la masse des tubercules récoltés. Le séchage doit démarrer lorsque les températures extérieures sont favorables (voir ci-dessous) dès que la mise en tas a commencé  ne pas attendre la fin de la mise en stockage pour chercher à ventiler les tubercules !

Ventiler avec de l’air plus froid que la température des tubercules

La ventilation dynamique constitue le seul moyen d’action dont dispose le producteur une fois que la mise en tas a débutée  ventilation avec des ventilateurs basse pression avec un débit de 100 m3/h/m3 de pommes de terre stockées. Pour être efficace et ne pas entraîner de problème de conservation, la ventilation doit toujours être mise en œuvre lorsque la température de l’air extérieur est inférieure à la température des tubercules stockés. Un écart de 1°C suffit mais si cet écart est plus important la ventilation sera plus efficace. Dans un premier temps, il serait bon de ramener progressivement la température des tas entre 10 et 12°C pour limiter la pression germinative et diminuer la vitesse de développement des pathogènes. Pour profiter au mieux de toutes les heures efficaces pour ventiler, l’utilisation d’une petite régulation automatique est préférable. Attention ventiler avec de l’air plus chaud peut accélérer les pourritures et mouiller le tas ! La ventilation avec de l’air froid favorise le séchage !

Prévoir un traitement antigerminatif performant

Les plantations précoces de cette année et les températures chaudes qui ont marqué tout le début de campagne, y compris après le début d’initiation des tubercules, ont favorisé une incubation élevée des tubercules au champ. La période de repos végétatif des tubercules récoltés sera ainsi plus courte qu’à l’accoutumée et on remarque déjà des débuts de germination dans les tas dont la température reste élevée. Pour les tas déjà constitués, une thermonébulisation rapide de 10 à 12 ppm est aujourd’hui requise pour éviter ce démarrage de germination. Dans la mesure où l’on dispose de températures basses, il est cependant préférable de traiter sur un tas ayant été refroidi à 10°C env. plutôt que de pratiquer une thermonébulisation de CIPC sur des tubercules à plus de 15°C. 
Pour les tas en constitution prévoir un traitement par poudrage ou pulvérisation liquide de CIPC à la dose de 8 à 
10 ppm.

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