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Prévisions météo Climat

Vers des prévisions météorologiques de plus en plus fiables

09 novembre 2017

Alors que la Cop23 vient de s'ouvrir en Allemagne, l’augmentation annoncée des aléas climatiques pose la question de la pertinence des prévisions météorologiques.

La qualité des prévisions s’améliore, c’est indéniable, à la fois en précision pour différents paramètres et en résolution spatiale. Sur les 30 dernières années, la qualité du modèle Arpège de Météo France a gagné en moyenne un jour de prévision tous les dix ans. Les prévisions à quatre jours sont aujourd’hui aussi fiables que celles à trois jours des années 2000.

Un volume de données collectées de plus en plus important

Ce gain de prévisibilité est dû à l’amélioration constante des modèles et des ressources informatiques, mais surtout à l’augmentation considérable des données collectées provenant des satellites, des réseaux radars, des stations au sol et des moyens de les assimiler. Cette richesse d’informations permet de déterminer avec davantage de précision l’état initial de l’atmosphère au départ de la simulation, point crucial de la prévision.

Déterminer un futur proche ou l'aborder sous forme de probabilités

Malgré tout, la prévision peut être moins performante certaines années, notamment du fait de la variabilité climatique. Dans tous les cas, plus l’échéance s’éloigne, plus la qualité s’amenuise. L’aspect chaotique du système atmosphérique empêchera toujours de repousser la limite de la prévision au-delà de dix jours, du moins sous une approche déterministe classique (une valeur, un paramètre, une échéance). Mais les efforts de recherche devraient aboutir à gagner encore un jour sur la prévision à l’horizon 2020.

Les échéances les plus courtes - quelques heures - auront une meilleure précision du fait du couplage des observations avec des modèles spécifiques prenant mieux en compte les phénomènes météorologiques de petites échelles, en particulier les orages. Pour des échéances plus lointaines, comme le mois ou la saison, la difficulté réside dans le fait que l’atmosphère n’est plus le seul facteur à étudier. D’autres éléments interviennent, comme les océans ou l’humidité des sols, nécessitant encore une amélioration des modèles.

A côté de cette approche déterministe, il existe une prévision probabiliste, dont les simulations reposent sur de légères variations de l’état initial, en utilisant différents modèles. Les prévisionnistes peuvent ainsi affiner la localisation et l’intensité d’un phénomène météorologique. Il est aussi possible d’associer une marge d’erreur à la prévision de chacun des paramètres. Pour l’utilisateur final, ce type d’information est particulièrement important en vue d’affiner la prise de décision d’une intervention par exemple.

Vers un conseil agronomique plus géolocalisé

Anticiper au mieux les aléas climatiques et leurs conséquences agronomiques rend indispensable la prise en compte des prévisions météorologiques dans le conseil agronomique. Les progrès constatés dans la prévision vont de ce fait améliorer la pertinence et la fiabilité du conseil. Il ne faut pas non plus oublier que la mise à disposition des informations météorologiques, toujours plus rapide et plus accessible grâce aux progrès continus des technologies de communication, est un enjeu majeur pour les prises de décisions.

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2 commentaires 10 novembre 2017 par MARTIN

Ma modeste expérience en matière d'hydrologie me fait réagir à vos mots sur les modèles probabilistes. Dans les années 2010, ces modèles développés en particulier en France par EDF (pour évaluer le remplissage potentiel des réservoirs et ménager des creux) avaient encore une probabilité que légèrement supérieure au hasard; ils manquaient "d'analogues" aux quels les spécialistes d'EDF n'avaient pas toujours accès. Par ailleurs les modèles climatiques développés n'ont pas fait appel qu'à l'atmosphère; ce n'est que récemment que météo France a accepté de dévoiler les incertitudes de ses prévisions à court terme ! On rappelle aussi que le réseau des radars climatologiques a été largement financé par l'environnement et les radars à bandeX par des collectivités territoriales. On lira à ce sujet les rapports des missions interministérielles sur les grandes inondations (depuis les épisodes du Sud-Est 99) disponibles à la documentation française. Il est clair aussi que les réseaux des DRAF (protection des végétaux), DDE etc. faisaient appel à leurs propres stations de mesure ce qui limitait les possibilités d’observation des épisodes localisés et le tarage des images !

10 novembre 2017 par DEGHILAGE

Nos parents et arrières avaient énormément de bon sens et de volonté pour réaliser de belles choses avec les moyens qu'ils avaient..Les semoirs à céréales trainés guidés à l'avant souvent stabilisé par une chainette qui permettait de semer "droit"..Les chevaux et les gros chariots faisaient leurs fiertés...Le brabant réversible, la herse et la canadienne étaient les principaux outils aratoires...Les échanges se faisaient presque toujours autour du climat pour finaliser leurs conversations par : On fait la moitié du travail et le ciel fera le reste; c'est à dire l'autre moitié..C'est toujours vrais pour ceux qui n'irriguent pas..