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Conduite des essais produits sur fusariose des épis Vidéo

Un dispositif de brumisation pour étudier la fusariose des épis

09 mai 2018

Pour évaluer des produits de biocontrôle sur la fusariose des épis, maladie qui affecte la qualité sanitaire des blés, un dispositif de brumisation a été mis en place en Alsace.

 

Dans le cadre du projet franco-allemand « Innov.AR » (pour Innovations en Agroécologie dans le Rhin Supérieur), ARVALIS – Institut du végétal et ses partenaires étudient les possibilités de lutter contre la fusariose des épis du blé grâce à des produits de biocontrôle.

Pour s’affranchir de l’aléa climatique de la sécheresse, ARVALIS a mis en place un dispositif de brumisation qui favorise le dévelopement du champignon (F. graminearum), producteur de mycotoxines. Ce système fonctionne pendant la période sensible de la floraison, stade auquel le champignon est susceptible de contaminer les épis : de l’eau est apportée chaque jour pendant deux semaines, à raison de 4 heures le matin et 4 heures le soir. Les séquences de brumisation sont de l’ordre de 2 minutes d’arrosage suivi de 4 minutes d’arrêt. Elles permettent de garder une humidité suffisante dans la végétation en évitant un excès d’eau.

Installé à Colmar sur le domaine de l’Inra, ce dispositif permet de comparer les efficacités d’une quinzaine de modalités innovantes.

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5 commentaires 11 mai 2018 par ARTIGUES

Tuer c'est bien, nourrir c'est mieux ! On trouve dans la bibliographie que la ou les fusariose s'expriment davantage sur des blés carencés, notamment en zinc. Es ce que arvalis travaille ou a travaillé sur cette approche ? Il serait intéressant de pouvoir prévenir plutôt que guérir, on serait davantage en adéquation avec l'agroécologie.

11 mai 2018 par VAUGRENARD

@ Vaugrenard. Certes, la reproduction sexuée de la fusariose passe par les ascospores, cependant la grande majorité de la dissémination provient de la reproduction asexuée qui est déclenchée par la production de conidies. Celle-ci est favorisée par l'augmentation de l’hygrométrie qui est elle-même favorisée par l'augmentation de la densité de semis.

11 mai 2018 par François C.

@ Rougeau : sauf que pour la fusariose ce sont les densités basses qui favorisent son développement. Une densité élevée contrarie la dissémination des ascospores.

11 mai 2018 par VAUGRENARD

Bonjour, ayant réalisé un essai d'efficacité du produit Polyversum face à la fusariose des épis, je me permets de vous répondre Monsieur ROUGEAU. L'augmentation du peuplement est un facteur efficace pour "obtenir" de la maladie car on favorise l'hygrométrie entre les plants. Cependant, les densités ne correspond plus à la réalité terrain et donc ici la brumisation va entraîner le même effet d'hygrométrie. Ensuite, le dispositif expérimental cherche à obtenir le champignon F.graminearum (qui produit des mycotoxines) et non du Microdochium (qui n'en produit pas), leur différenciation est nécessaire car ils n'impactent pas le rendement et la qualité de la même manière. Les températures basses ne sont donc pas nécessaires. Antoine VAUGRENARD, à 56190 Le Guerno.

11 mai 2018 par ROUGEAU

Le dispositif expérimental est très intéressant, mais pour garantir le succès de la présence de fusa, il conviendrait de travailler sur le blé-dur plus sensible à ce crypto, avec des peuplements plus denses, et de pouvoir disposer de basses températures nocturnes pour générer du microdochium. Pour ce faire, la semaine 20 sera '"idéale" en 2018 dans ma région du Lauragais ! Par le passé, j'ai déjà installé ce type d'expérimentation sur ma propre ferme conduisant à d'instructives observations pour optimiser le pilotage fongicide. Dominique ROUGEAU, à 31 590 Verfeil.