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CEREALES / Traitement de semences : construisez votre propre combinaison

07 novembre 2011

Les retraits successifs de substances actives ont marqué la fin des solutions de traitement de semences « tout en un » associant plusieurs substances actives. Pour la campagne 2011-2012, sur blé comme sur orge, il s'agit de bien identifier les risques pour retenir la ou les spécialités adaptées qui seront alors à associer.

Sommaire :

► Se prémunir contre les fontes de semis sans oublier la carie
► Ne pas négliger les autres contaminations
► Un choix restreint en insecticides
► La lutte reste difficile contre les ravageurs du sol

Avec la disparition récente de Gaucho Orge (traitement fongicide et insecticide), il n'existe plus de spécialité protégeant les semences à la fois contre les maladies et les insectes. Les possibilités de lutte sont maintenues mais font appel à différentes spécialités qu'il convient de combiner si nécessaire.

Se prémunir contre les fontes de semis sans oublier la carie

Depuis la disparition du Gaucho Orge, c’est maintenant Gaucho 350 (Ferial) qui permet de se prémunir contre les viroses sur les céréales à paille.


Les agents pathogènes des fusarioses (Fusarium roseum et Michrodochium spp), présents sur et dans les semences, conduisent à des manques à la levée et des fontes de semis. Si les conditions climatiques de 2011 (faible pluviométrie à floraison) donnent l’espoir d’un faible niveau de contamination pour les prochains semis, la présence de contaminations significatives sur certains lots ne peut cependant pas être exclue, tout comme la présence d'inoculum dans le sol. Pour contrôler le développement de ces champignons et ainsi assurer le peuplement, différents traitements de semences sont disponibles et efficaces : Celest Net, Redigo, Celest Gold Net, Vitavax 200 FF et l’association Prélude 20 FS + Premis 25FS. La spécialité Cerall à base de bactéries vivantes (autorisée en agriculture biologique) est également efficace, mais à un niveau moindre face à de fortes contaminations par rapport aux spécialités chimiques.

La carie commune du blé est certes beaucoup moins fréquente que les fusarioses, mais elle ne doit pas être négligée pour autant ! Son incidence économique est importante puisqu'elle peut entraîner des pertes directes et un déclassement de la production. De plus, l’absence de lutte peut favoriser l’expansion de cette maladie à très fort pouvoir de propagation (dissémination des spores à la récolte). Au delà de l'élimination des lots cariés, la lutte ne passe que par le traitement de semences, d'où son importance, notamment dans un secteur où la maladie s’est développée. Les différentes spécialités chimiques citées précédemment présentent une efficacité satisfaisante vis-à-vis d'une contamination portée par les semences. Mais attention, en situation de sol contaminé (parcelle ayant porté une récolté cariée), seules les spécialités contenant une triazole systémique permettent un contrôle quasi-total de la maladie (Redigo, Celest Gold Net, Premis 25 FS, Rancona 15 ME).

Le retrait du triacétate de guazatine a entraîné la disparition de l'une des rares substances actives utilisée en traitement de semences (Pallas) pour ses propriétés fongicide et répulsive vis-à-vis des oiseaux. Les possibilités de protéger les semences contre les déprédations d'oiseaux ne reposent plus maintenant que sur la spécialité Vitavax 200 FF (contenant du thirame, substance active fongicide et répulsive).

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Ne pas négliger les autres contaminations

Sur orge, la maladie du charbon nu (Ustilago nuda) et l’helminthosporiose (Helminthosporium gramineum) sont des maladies uniquement transmises par les semences. Elles peuvent être gérées en amont, en production de semences, par des traitements de semences adaptés et efficaces. Vis-à-vis du charbon nu, des spécialités comme Celest Orge Net ou Rancona 15 ME, présentant une efficacité quasi-totale, permettent ainsi la production de semences saines.

Le risque de piétin échaudage est également à prendre en considération, notamment en situation de rotations courtes de céréales à paille ou sur des parcelles où la présence de la maladie est fréquente. Face à cette maladie uniquement transmise par le sol, la lutte chimique s’appuie sur le seul traitement de semences Latitude. Il permet de lutter partiellement contre cette maladie, et il est à associer à un traitement fongicide pour le contrôle des autres maladies.

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Un choix restreint en insecticides

Pucerons et cicadelles, qui viennent coloniser les jeunes semis, peuvent transmettre des virus comme celui de la jaunisse nanisante de l'orge (pucerons) ou celui de la maladie des pieds chétifs (cicadelles). Plus le semis est précoce, plus il est exposé à ces insectes et donc aux viroses, surtout en présence de repousses de céréales (réservoirs) sur la parcelle ou dans l’environnement proche. Le traitement de semences Gaucho 350 à base d'imidaclopride (insecticide systémique) permet une bonne protection vis-à-vis de ces viroses. Gaucho 350 est maintenant autorisé sur les blés, seigle, triticale, orge et avoine ; il est à associer à un traitement fongicide pour le contrôle des maladies.

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La lutte reste difficile contre les ravageurs du sol

Les ravageurs du sol restent difficiles à combattre : il n'existe pas de lutte curative, seule une lutte chimique avec des traitements insecticides des semences est envisageable. Cette protection ne présente pas une efficacité totale mais reste la plus efficace quand les risques sont élevés. Elle est à accompagner de mesures agronomiques. Contre les mouches grises, surtout présentes dans le Nord et le Centre de la France, deux spécialités à base de pyréthrinoïdes sont disponibles : Attack (téfluthrine) et Signal (cyperméthrine), à efficacités comparables vis-à-vis des attaques des larves, en sortie d’hiver.

Contre les taupins, deux spécialités à base de familles chimiques différentes sont disponibles : Attack (pyréthrinoïde) et Gaucho 350 (néonicotinoïde). Leurs efficacités sont similaires contre les attaques précoces (automne). Mais Attack, plus persistant, assure un meilleur contrôle en sortie d'hiver.

Ces deux spécialités permettent également de lutter contre les attaques de zabre. La larve du zabre des céréales se nourrit du limbe de la feuille, ne laissant que les nervures sur des feuilles mastiquées, bouchonnées. Les dégâts peuvent être importants quand les céréales sont jeunes ou en arrêt végétatif.

Pour votre sécurité et le respect du milieu, lisez attentivement les étiquettes et respectez les recommandations y figurant. 

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