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Septoriose sur blé Gestion des résistances

Fongicides sur céréales à paille : téléchargez la note commune INRAE / ANSES / ARVALIS 2021

04 février 2021

Retrouvez dans cette note l’état des résistances aux fongicides utilisés pour lutter contre les maladies des céréales à paille et les recommandations pour limiter leur développement en 2021.

A l’issue de la campagne 2020, les résistances aux SDHI de l’helminthosporiose de l’orge et de la septoriose du blé gagnent encore du terrain en France. Dans ce contexte, la recommandation de limiter à une seule application par campagne l'utilisation de ces fongicides (y compris les traitements de semences à base de SDHI revendiquant une action sur les maladies foliaires) est maintenue, sur orge comme sur blé. Il convient également de les associer à des partenaires efficaces pour limiter la pression de sélection vis-à-vis de ce mode d’action.

Helminthosporiose de l’orge : la résistance aux strobilurines bondit en 2020 !

Du côté des orges, la proportion de souches d’helminthosporiose résistantes aux SDHI reste très élevée (80 %) et affecte sévèrement l'efficacité de cette famille de fongicides. Quant à la résistance aux strobilurines (QoI), elle progresse fortement pour atteindre une fréquence moyenne d'environ 70 % (contre 30 % les années précédentes).

Pour éviter de sélectionner davantage des souches présentant une résistance multiple, le recours à un mélange trois voies QoI+SDHI+IDM* doit être rigoureusement limité aux situations où l’helminthosporiose est très difficile à contrôler, en particulier sur variétés sensibles. De même, il convient de toujours associer les SDHI à des fongicides efficaces présentant d’autres modes d’action.

Septoriose du blé : les résistances progressent lentement

Du côté des blés, la fréquence de souches de septoriose dites MDR (pour Multi Drug Resistance), qui présentent une résistance croisée à plusieurs modes d’action, semble stabilisée depuis 2019 : elles représentent un peu plus d'une souche sur quatre. En parallèle, l'occurence et la fréquence des phénotypes résistants aux SDHI continuent lentement de progresser en 2020, pour atteindre 18 % (contre 13 % en 2019). Au vu des mutations concernées, cette fréquence encore faible ne semble pas impacter l’efficacité des traitements qui contiennent des SDHI. Cependant, la prévention de cette résistance est plus que jamais de rigueur.

Enfin, dans un contexte d’érosion de plus en plus prononcée de l’activité au champ des triazoles d’ancienne génération, leur efficacité relative s’avère dépendante de la structure des populations de septoriose présentes localement. Leur activité reste régulièrement (mais pas systématiquement) insuffisante, y compris lorsque plusieurs triazoles sont associés entre eux.

Devant la multiplication des résistances sur blé, une protection fongicide ne doit intervenir que si strictement nécessaire et le maintien de fongicides multisites dans les programmes (folpel, soufre) participe à la diversification des modes d'action.

Pour connaître l’état des résistances et les recommandations associées, maladie par maladie, téléchargez la note commune INRAE / ANSES / ARVALIS 2021.

Les recommandations formulées dans cette note visent en première intention à limiter la pression de maladie en encourageant le recours à la prophylaxie, aux variétés résistantes et aux outils d’aide à la décision, pour limiter le recours aux traitements et leurs effets non-intentionnels.

Rappelons que la résistance a pu conduire par le passé à renforcer les doses d’utilisation des solutions mises en œuvre, à multiplier les applications, ou encore à recourir à des mélanges de plus en plus complexes associant deux, voire trois molécules. Pour cette raison, le développement de populations résistantes augmente les coûts de production et nuit potentiellement à la santé et à l’environnement. Observer la résistance et formuler des recommandations adaptées pour en retarder l’émergence ou la progression contribue positivement à une agriculture durable et moins dépendante aux produits phytopharmaceutiques.

(*) IDM (Inhibiteur de DéMéthylation) : famille de fongicides dont les triazoles sont les principaux représentants.

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