Une plaquette contre la pyrale accrochée sur une tige de maïs : lutte biologique avec les trichogrammes Lutte contre la pyrale du maïs

Les trichogrammes, une solution de biocontrôle à l’efficacité comparable aux insecticides

29 mars 2022

Les trichogrammes (Trichogramma brassicae) sont des micro-hyménoptères (taille inférieure à 1 mm), auxiliaires spécifiques de la pyrale du maïs.

La femelle de ce parasitoïde pond ses œufs directement dans les œufs de son hôte, empêchant ainsi la naissance des chenilles ravageuses. Le lâcher de trichogrammes doit être réalisé au tout début du vol de pyrale, afin de limiter la proportion d’œufs de pyrale viables. Les diffuseurs déposés sur les plantes contiennent des œufs à différents stades. La sortie échelonnée des trichogrammes adultes permet ainsi de mieux couvrir la période de ponte des pyrales.

Dans des bonnes conditions de mise en œuvre, ce moyen de lutte présente une efficacité comparable aux insecticides conventionnels. Le coût est de l’ordre de 38 à 45 €/ha en application manuelle (environ 5 ha/h), contre 25 à 50 €/ha pour les insecticides de synthèse (coût du passage compris). La solution la plus utilisée est sous forme de diffuseurs à accrocher à l’aisselle des feuilles. Les formes capsules peuvent être distribuées mécaniquement par drone (+15 €/ha).

Ils sont naturellement plus sensibles aux conditions d’application que les insecticides. Au contact du sol, exposés à la chaleur, leur efficacité peut être fortement réduite. En cas de lâchers précoces, sur des maïs peu développés, les diffuseurs doivent être accrochés sur des tuteurs ou protégés par un étui. Dans ce cas de lâchers sur maïs peu couvrants, la forme capsules est déconseillée.


Les diffuseurs contiennent des œufs de trichogrammes à différents stades. Les adultes émergeants vont aller pondre dans les œufs de pyrale, empêchant ainsi leur développement.

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

3 commentaires 02 juillet 2018 par MOQUET

Bonjour, Une carte de risque pyrale ? ça permettrait effectivement de localiser les régions à risque, notamment sur maïs fourrage où l'historique est plus faible. Mais on manque de mesures terrains (infestation larvaires avant récolte) pour pouvoir proposer quelque chose d'utile. Michel MOQUET -Arvalis ouest.

29 juin 2018 par CHARGEDAVOINE

Vive le MON810 mais il est vrai que je suis politiquement et économiquement incorrect .

29 juin 2018 par FOULON

merci de nous prevenir une carte sur les regions concerne serai le top.

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10