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Colonie de pucerons sur feuille de maïs : Metopolophium dirhodum et quelques Sitobion avenae ailés, en juin 2021 dans le Sud-Ouest Messagerie Sud-Ouest

Surveiller les pucerons sur les jeunes maïs

10 juin 2021

A l’instar des céréales à paille, les jeunes maïs sont exposés à une forte présence de pucerons. Des traitements insecticides peuvent être positionnés selon le niveau de risque.

Quelle est l’espèce présente ?

Des pucerons ailés de diverses espèces sont observés dans les jeunes maïs. L’identification et le suivi des populations sont de mise avant de décider de l’opportunité d’une intervention.

L’espèce la plus à craindre aux stades précoces des maïs est Metopolophium dirhodum qui, par sa salive toxique, peut être à l’origine de dégâts significatifs. Il se distingue des deux autres pucerons - Sitobion avenae et Rhopalosiphum padi - par ses antennes, sa couleur (verte ou jaune), ses cornicules claires et une bande longitudinale foncée (figure 1).

Figure 1 : Caractéristiques des espèces de pucerons qui peuvent être présentes sur le maïs

Quelles conséquences possibles ?

L’intoxication se manifeste au travers d’un aspect gaufré des feuilles. Les plus jeunes présentent un jaunissement du cornet foliaire, avec apparition de stries longitudinales blanchâtres (photo). Parfois, celles-ci peuvent s’enrouler sur elles-mêmes. Elles se dérouleront alors difficilement et présenteront ensuite des déchirures à la base du limbe.


Maïs présentant des symptômes suite à la présence de Metopolophium dirhodum (ARVALIS).

Les trois principales espèces de pucerons sont également susceptibles de transmettre des virus (jaunisse nanisante de l’orge, ou plus rare, mosaïque nanisante), dont la nuisibilité sur maïs grain demeure relativement limitée en année normale. Cependant, la transmission précoce de virus à un grand nombre de plantes peut avoir une incidence significative.

La nuisibilité moyenne des pucerons aux stades jeunes du maïs est de l’ordre de 4-6 % du rendement, si l’on se base sur des synthèses d’essais réalisés dans les années 1990-2000 avec une protection par un traitement de semences systémique.

Il est donc recommandé d’observer régulièrement les parcelles en différents points dès la levée du maïs, début du stade de sensibilité de la culture, pour détecter l’éventuelle présence de pucerons et plus particulièrement de Metopolophium dirhodum. Sur des plantes plus développées, il faut aussi rechercher les colonies sur les faces inférieures des feuilles.

Quelle efficacité des traitements ?

Les traitements foliaires à l’aide d’insecticides de contact n’apporteront qu’une protection partielle vis-à-vis des dégâts de pucerons. Des seuils indicatifs de traitement sont proposés en fonction de l’espèce présente et du stade de développement de la culture (figure 2).

Figure 2 : Seuils indicatifs d’intervention sur maïs selon l’espèce de pucerons présente

A noter que les conditions climatiques auront une forte influence sur l’arrivée de pucerons et leur développement dans les parcelles de maïs ainsi que sur celui de la faune auxiliaire et sa capacité à réguler naturellement les populations de ravageurs.

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