En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Piège pour surveiller les cicadelles à poser autour des  jeunes semis de céréales en 2018 dans le centre Messagerie Centre / Ile-de-France / Auvergne

Surveiller les pucerons et les cicadelles sur les céréales en cours de levée

25 octobre 2018

Pucerons et cicadelles profitent des conditions actuelles favorables pour proliférer dans les céréales, notamment en secteurs de plaine. Une visite fréquente des parcelles est à prévoir, avant de décider de tout traitement.

Tant que la céréale n’est pas levée, le risque est nul. Il existe dès le stade pointant quand les pucerons et les cicadelles peuvent piquer les plantes pour se nourrir. C’est à ce moment que les pucerons peuvent transmettre la jaunisse nanisante de l’orge et les cicadelles le virus de la maladie des pieds chétifs.

Plus l’attaque est précoce, plus les dégâts sont importants. Les cicadelles se déplacent rapidement dans une végétation courte, à la levée en particulier où c’est le moment d’être particulièrement vigilant pour ce ravageur.

Sur variétés d’orge tolérantes JNO, la surveillance des cicadelles sera de mise dès la levée.

Visiter les parcelles

Même si un rafraichissement des températures est annoncé, les conditions resteront favorables aux ravageurs d’automne dans les jours à venir.

Le plus délicat cette année sera la surveillance des parcelles avec des levées hétérogènes par « filées » qui s’échelonneront dans le temps. Toute nouvelle feuille après intervention n’est pas protégée !

La lecture du bulletin de santé de végétal (BSV) peut vous informer du risque encouru sur votre secteur. Mais le mieux est d’aller dans vos parcelles, idéalement l’après-midi quand les températures sont les plus chaudes.

Pour les pucerons

Compter le nombre de plantes porteuses de pucerons (= % de plantes porteuses). Le mode opératoire pour une notation représentative est le suivant :
• Observer 5 lignes de semis, choisies au hasard, espacées les unes des autres d’au moins quelques mètres.
• Sur chaque ligne de semis, compter, sur 10 plantules consécutives, le nombre de plantules habitées (soit au total 5 x 10 = 50 plantules observées).

Lorsque 10 % des plantes observées sont colonisées par des pucerons, ou lorsque les pucerons sont présents pendant au moins 10 jours (quel que soit le % de plantes habitées), une intervention est recommandée.

Pour les cicadelles

En plus d’une observation directe à la parcelle, il est recommandé d’utiliser des pièges chromatiques (de couleur jaune). En effet, il existe plusieurs espèces de cicadelles, mais seule Psammotettix alienus doit faire l’objet d’un suivi car c’est de loin la plus nuisible sur céréales. La reconnaissance de cette espèce étant délicate, la lecture de ces pièges doit être faite par un œil averti.

La procédure d’utilisation de ces pièges est la suivante :
• Poser sur le sol une plaque jaune engluée de format A4 avec une inclinaison d’environ 30° (pour favoriser l’écoulement de l’eau) à plus de 20 mètres de la bordure de la parcelle.
• Relever cette plaque toute les semaines pour la réalisation du comptage.

Lorsque plus de 30 cicadelles Psammotettix alienus sont capturées par une plaque en une semaine, une intervention est recommandée.

Anticiper ou systématiser les interventions : une technique à proscrire

Un traitement trop précoce est une assurance illusoire. En effet, seules les feuilles présentes au moment du traitement sont protégées.

Un traitement insecticide systématique avec les herbicides de postlevée est une assurance tout aussi illusoire si les seuils ne sont pas dépassés.

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant