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Maladies du blé tendre

Des cas de rouille jaune signalés dans les régions océaniques

05 avril 2012

Malgré la vague de froid de février, l'inoculum de la rouille jaune est bien présent cette année, et plus particulièrement dans les régions ouest où le froid a été moins vif. Ainsi, la Bretagne connaît aujourd'hui un fort développement de ce champignon.

Comme la rouille brune, la rouille jaune est largement dépendante des températures hivernales. Les régions océaniques sont généralement les plus touchées. Pour cette raison, l’année 2011-2012 s’annonçait comme une année record, jusqu à la période intense de gel de février. L’effet de cette période est encore mal apprécié. Dans bon nombre de cas, les températures sont descendues en deçà de -10°C / -12°C, températures sous lesquelles certaines feuilles peuvent nécrosées sous l'action du gel. Or, la rouille jaune est un champignon biotrophe strict, qui ne peut survivre que sur des tissus vivants. Une partie de l’inoculum a donc très certainement disparu avec les feuilles qui l’hébergeaient.

Quelle sera précisément la trajectoire de l'épidémie à présent ?

Il est encore difficile d’être précis, surtout dans les régions où les froids ont été très intenses. De nouvelles pustules sont signalées sur une parcelle qui en présentait déjà avant la période de froid, signe que la maladie, affectée en apparence, est encore bien présente et active. Mais l’épidémie a sans aucun doute été retardée et classera probablement l’année plutôt dans la normale, vis-à-vis de ce bioagresseur.

Ailleurs, en particulier à l’Ouest, il faut être particulièrement vigilant. Si l’épidémie est en développement dans tous les départements bretons, sur blé comme sur triticale, elle est aussi présente en basse Normandie et signalée depuis quelques temps dans les Flandres, mais pas encore en Pays de Loire. Quelques pustules sont également signalées en région Centre.

Enfin, contrairement aux idées reçues, le temps chaud et anticyclonique actuel n’est pas si défavorable à la rouille jaune, et même plutôt favorable. On associe en effet spontanément les épidémies de rouille jaune à des temps frais et couverts, mais une simple présence d’eau libre (de rosées du matin par exemple) peut être suffisante même par temps ensoleillé, pour assurer la germination des spores de rouille jaune. Les pluies ne sont donc pas indispensables à conditions que les rosées persistent…

Quels sont les seuils d'intervention ?

Le seuil d'intervention contre la rouille jaune est fonction du stade de la culture. A partir du stade 1 nœud, l’intervention est nécessaire dès la présence des premières stries dans la parcelle. Si les symptômes sont observés à partir du stade épi 1cm, l’intervention se fera uniquement en présence de foyers actifs (pustules pulvérulentes). L’intervention n’est pas justifiée avant ce stade.

Si vous souhaitez avoir plus d'informations sur cette maladie fongique, consultez l'article sur les contaminations de rouille jaune en Bretagne.

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