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Prairies

Sursemis : réunir toutes les conditions pour le réussir

08 août 2011

Après un printemps marqué par la sécheresse, certaines prairies ont pu se dégrader. La question du sursemis peut alors se poser. La technique répond aux mêmes impératifs que ceux rencontrés pour une prairie classique. Mais d’autres points sont aussi à prendre en compte, au niveau du choix des espèces ou de la réalisation, notamment. Tour d’horizon.

Avant le sursemis, un hersage énergique avec une herse étrille par exemple permet d’éliminer les plantes s’arrachant facilement comme les pâturins, agrostides, renouées.

Le sursemis d’une prairie peut s’envisager à la place d’une destruction complète du couvert prairial. Il est le plus souvent utilisé lorsque la prairie est en partie abîmée, suite à un printemps ou à un été particulièrement secs comme en 2011, ou suite à un piétinement important de certaines zones après un épisode de pluie. La technique présente un intérêt accru lorsque l’éleveur a un stock fourrager un peu juste ou déficitaire, et qu’il veut éviter une interruption de production prolongée de la prairie à rénover. Le recours au sursemis est également fréquent lorsque le semis d’une prairie est irrégulier. La technique peut permettre de récupérer ainsi la jeune prairie.

Sommaire :

► Ménager des espaces libres
► Semer en surface et rappuyer
► Eviter la concurrence pour la lumière

Ménager des espaces libres

La technique du sursemis obéit aux mêmes règles que celles du semis classique d’une prairie. S’y ajoutent néanmoins quelques recommandations spécifiques. Il faut intervenir sur une végétation rase inférieure à 5 cm et sur un sol ouvert comportant des espaces libres pour permettre aux jeunes plantes de se développer avec un minimum de concurrence. Soit les espaces libres sont déjà suffisamment présents et il est inutile d’intervenir, soit il faut les agrandir. Plusieurs techniques pour cela : un hersage énergique avec une herse étrille, qui permet d’éliminer les plantes s’arrachant facilement comme les pâturins, agrostides, renouées, ou un désherbage sélectif sur certaines plantes. Dans le cas de l’utilisation d’un herbicide, il est nécessaire de vérifier que celui-ci n’aura pas d’incidence sur la levée et la pousse des espèces sursemées. Il faut également choisir des espèces « agressives ». En pâturage, des espèces comme le ray-grass anglais ou hybride, ou le trèfle blanc sont à privilégier. En prairies de fauche, ce sera le ray-grass d’Italie ou hybride, ou le trèfle violet. Pour les espèces plus lentes d’installation (fétuque élevée, dactyle), il est essentiel de maîtriser la hauteur de la flore initiale pour favoriser l’accès à la lumière des jeunes plantules par pâturage ou par broyage.

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Semer en surface et rappuyer

Le semis doit avoir lieu dans les conditions optimales de germination, c’est-à-dire dans un sol réchauffé et humide en respectant les dates de semis habituelles pour la région. Les semences de plantes fourragères étant petites, il est important de semer le plus en surface possible, à 1 cm de profondeur au plus, tout en gardant les semences recouvertes de terre fine. Attention aussi à de ne pas semer dans le feutrage (racines aériennes) ou dans le mulch (amas de matières organiques en décomposition lente en surface). Il est essentiel de bien rappuyer le sol afin de favoriser le contact terre/graine pour permettre son humectation. Cette opération s’effectue de préférence avec un cultipacker, une croskillette ou mieux encore par le piétinement des animaux maintenus dans la parcelle quelques jours après le semis.

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Eviter la concurrence pour la lumière

Il est essentiel pendant la phase d’installation d’éviter la concurrence pour la lumière du couvert en place avec les jeunes plantules. La période sensible se situe avant le stade 3 à 4 talles complètes. Pour ce faire, il est possible de faire pâturer rapidement la parcelle ou de broyer le couvert. Il faut privilégier le broyage à la fauche lorsque la végétation n’est pas très haute (moins de 12 cm) ou lorsque les plantes sont essentiellement feuillues. Une autre recommandation concerne la fertilisation. Il ne faut pas apporter d’azote dans les 1 à 2 mois qui précèdent et suivent le sursemis. Il est bien sûr indispensable de contrôler les éventuelles adventices.

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