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Lutte contre l’helminthosporiose, la rynchosporiose, l’oïdium sur orge de printemps Orge de printemps

Bien protéger les feuilles pour assurer de bons calibrages

17 mai 2018

Si l’helminthosporiose domine le complexe des maladies sur les orges de printemps, des attaques précoces d’oïdium et/ou de rhynchosporiose restent possibles sur les variétés sensibles. Le point sur les stratégies fongicides à mettre en œuvre sur cette espèce.

Les dégâts dus aux maladies sur les orges de printemps sont en général atténués par la rapidité de croissance et de maturation de cette espèce. Ils sont généralement compris dans une fourchette de 0 à 15 q/ha selon les variétés. Mais, il reste toujours vrai que la lutte contre les maladies contribue à un meilleur remplissage des grains, donc permet d’obtenir de meilleurs calibrages, critère majeur pour les orges brassicoles.

Les orges de printemps semées à l’automne sont à surveiller notamment vis-à-vis du risque rhynchosporiose pour des variétés sensibles.

Vigilance dès le stade épi 1 cm sur variétés sensibles

Les résultats expérimentaux enregistrés au cours des années passées ont montré l’intérêt d’adapter la protection fongicide à la sensibilité des variétés (figure 1). Ainsi pour les variétés sensibles aux maladies telles que Sebastian et Explorer, deux traitements, dont un précoce efficace sur rhynchosporiose et oïdium, sont généralement valorisés, sauf si la parcelle est indemne de maladie au moment du premier traitement. A l’inverse, un traitement unique au stade dernière feuille étalée est suffisant pour les autres variétés.

Bien que KWS Irina et Sangria soient moins sensibles, elles méritent une visite à l’approche du stade épi 1 cm.

RGT Asteroïd rejoint RGT Planet et KWS Fantex parmi les plus tolérantes. Il sera néanmoins raisonnable de les observer sur des semis très précoces de février.

Figure 1 : Comportement des variétés d’orges de printemps vis-à-vis de la rhynchosporiose et de l’oïdium

Protéger la dernière feuille qui s’étale

Les programmes fongicides proposés (figure 2) sont établis sur la base d’un prix de vente des orges de 16,5 €/q. La principale recommandation est d’alterner le plus possible les matières actives afin d’assurer la pérennité de leur efficacité. La liste des produits proposée ci-dessous n’est pas exhaustive. Néanmoins elle tient compte de la réglementation sur les mélanges de produits phytosanitaires. Par ailleurs, tous les produits cités sont référencés sur la « Liste des spécialités phytopharmaceutiques recommandées sur orge de brasserie ».

Figure 2 : Exemples de programmes fongicides sur orges de printemps pour une variété peu sensible et une variété sensible

Pour connaître les maladies en cours de développement dans votre région, consultez les Bulletins de Santé du Végétal diffusés chaque semaine.
L’observation au champ avant tout traitement est également un passage obligé pour ajuster au mieux son programme (les seuils d’interventions sont les mêmes que ceux sur orge d’hiver).

Maximiser l’efficience des traitements fongicides

A cette époque de l’année, la réussite d’un traitement fongicide repose sur les conditions climatiques les meilleures possibles au cours de sa mise en œuvre.

Une forte hygrométrie favorise la dilatation des cires épicuticulaires et donc le passage des molécules à travers la cuticule.

Par ailleurs, une température comprise entre 12 et 20°C permet d’accélérer les réactions biochimiques, le transport de sève et donc la circulation de ces molécules dans la plante.

Enfin, il est recommandé de traiter en période de vent nul (tôt le matin ou tard le soir). En effet, un vent fort provoque un phénomène de dérive du produit qui n’atteint pas la cible désirée.

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