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Blé tendre au stade épi 1 cm début mars en région Occitanie Messagerie Ouest Occitanie

Stades des céréales : 10 jours d’avance sur les normales

07 mars 2019

Cette année, les stades des céréales avancent toujours vite, à la faveur des conditions climatiques.

Les températures douces de février ont contribué à l’avancée rapide des stades des céréales implantées en octobre et début novembre. Ces températures ont également favorisé le tallage des parcelles semées en novembre et décembre.

Les blés durs semés en octobre sont entrés en montaison, les blés tendres les plus précoces (la majorité des blés de force) également. Le stade montaison est arrivé environ 10 jours plus tôt que la médiane. Les autres blés semés en octobre et les orges ont un stade épi 1 cm prévu début mars et les semis de mi-novembre, prévu vers le milieu du mois de mars.

Tableau 1 : Prévision de stade pour le blé tendre sur le poste météo d’Auch (32)


Tableau 2 : Prévision de stade pour le blé tendre pour le blé dur sur le poste météo En Crambade (31)

Fertilisation azotée : pour accompagner la montaisonEn cours : satisfaire les besoins élevés de la montaison
A ce stade, la culture démarre sa croissance et ses besoins azotés sont importants. Une bonne identification du stade et une bonne valorisation de ces apports sont primordiales. L’intervention doit être pilotée en fonction des conditions météorologiques (pluies annoncées) et de la date du premier apport : un cumul de 15 mm de pluie dans les 15 jours est nécessaire à la bonne valorisation de l’engrais.
La pluviométrie annoncée durant la première décade de mars est inférieure à 15 mm. Dans les parcelles où cela est possible, une irrigation de 20 mm permettra de valoriser l’apport montaison correctement.
La dose apportée au stade épi 1 cm est égale à la dose totale à laquelle on retranche la dose du 1er apport et la dose réservée pour l’apport fin montaison.

Quelle forme d’azote privilégier ?
A ce jour, l’ammonitrate est la forme d’azote de référence.
Dans les situations qui génèrent des pertes importantes d’azote par volatilisation ammoniacale (sol calcaire, temps sec et venteux pendant et après l’apport…), la forme ammonitrate est celle qui apporte les meilleures performances.
L’urée présente en moyenne une efficacité proche de l’ammonitrate. Mais des chutes de rendement importantes ont pu parfois être observées (notamment en sol argilo-calcaire), imputables à des pertes par volatilisation.
Les engrais à base d’urée avec un additif inhibiteur de l’uréase qui ralentit la transformation de l’urée vers une forme d’azote assimilable par les plantes (Nexen®…) permettent des résultats équivalents à l’ammonitrate. Dans les situations où l’urée est en difficulté, ces produits présentent une bonne efficacité.
La solution azotée, assez peu utilisée dans la région, montre quant à elle, une efficacité plus variable et des performances en moyenne inférieures à celles de l’ammonitrate. C’est la conséquence des pertes par volatilisation ammoniacale qui peuvent être importantes dans les heures et jours suivant l’apport.
Pour corriger les pertes par volatilisation, il existe une « grille d’évaluation du risque de volatilisation ammoniacale » du COMIFER permettant un ajustement de la dose de solution azotée à apporter en fonction notamment des conditions pédoclimatiques au moment de l’apport.
A l’exception des sols calcaires, cela permet d’égaler la performance sur le rendement obtenu avec l’ammonitrate, mais pas celle de la teneur en protéines.
En cas d’apport d’azote sous une forme sensible à la volatilisation, l’utilisation d’un outil de pilotage s’avère particulièrement pertinente pour ajuster la dose au dernier apport.

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