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Graines de sorgho en tas, à utiliser pour réaliser les semis Implantation du sorgho

Soigner la préparation du lit de semence et la qualité du semis

09 mai 2019

L’implantation est une étape clé de l’itinéraire technique du sorgho. Dates de semis, densités optimales, engrais starter… voici quelques recommandations pour bien démarrer la campagne.

La graine de sorgho est de petite taille et les besoins en températures de la culture sont plus élevés que les autres cultures d’été. Il convient donc de soigner la préparation du lit de semences afin d’obtenir un contact sol-graine satisfaisant et de semer sur un sol réchauffé (la température du sol doit être supérieure à 12°C) afin d’assurer une levée rapide et régulière. De fait, la période optimale de semis se situe au cours de la première quinzaine de mai ou, au plus tôt, à partir du 20 avril dans les parcelles saines se réchauffant facilement.

L’utilisation d’un semoir monograine assure une meilleure maîtrise de la densité de semis, une régularité de profondeur et de répartition des semences sur la ligne et permet la réalisation de binages. Il est toutefois possible d‘utiliser un semoir à céréales performant (distribution et mise en terre) en fermant un rang sur deux ou deux rangs sur trois.

Quelle densité de semis ?

La densité de semis doit prendre en compte plusieurs facteurs. Plus une variété est précoce, plus faible est l’indice foliaire et le nombre de grains sur sa panicule. De ce fait, les variétés les plus précoces requièrent des densités de peuplement plus élevées que des variétés plus tardives.

La densité de semis doit également être adaptée à la réserve utile du sol. En conditions séchantes, les peuplements trop élevés favorisent une forte production de biomasse, ce qui accentue les phénomènes de concurrence précoce entre les plantes et accélèrent l’épuisement de la réserve en eau.

En cas de stress hydrique précoce, les difficultés d’épiaison sont accentuées. Si, au contraire, le stress hydrique intervient pendant la phase de formation et de remplissage des grains, les risques de verse physiologique et de maladies de bas de tiges (macrophomina, fusariose) sont accrus.

En situation irriguée ou dans les milieux à forte réserve en eau, les densités de peuplements plus élevées sont valorisées et permettent de maximiser le rendement. De même, en semis tardif, le nombre de grains par panicule est toujours plus faible et la densité de semis doit par conséquent être augmentée.

La répartition spatiale des plantes est aussi un facteur d’optimisation et de gestion de la compétition des plantes sur les rangs. Même si ce sont les équipements en semoir qui conditionnent cet aspect, pour les fortes densités, il est recommandé de resserrer les inter-rangs qui varient en sorgho grain de 30 à 75 cm.

Enfin, dans tous les cas il faut tenir compte du taux de perte à la levée. En bonnes conditions, il se situe autour de 20 %. Il peut être plus élevé si les conditions d’implantation sont défavorables (mauvaise qualité de semis, sol froid…).

Figure 1 : Recommandations de densité de semis en nombre de graines par hectare

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Utiliser un engrais starter pour aider au démarrage de la culture

Comme en maïs, la localisation d’un engrais starter au semis peut permettre d’assurer une meilleure vigueur au départ et une levée homogène du sorgho. Il peut également présenter un intérêt en accompagnement de la lutte contre les ravageurs du sol. L’élément le plus concerné est le phosphore. L’engrais starter doit être positionné en dessous du niveau de la graine et à 4-5 cm de la ligne de semis (semoir équipés de fertiliseur en localisé).

L'importance du désherbage

Le sorgho est une culture sensible à la concurrence précoce des mauvaises herbes. La qualité de l’implantation est un premier facteur de réussite du désherbage, en permettant une levée rapide et homogène de la culture pour faciliter le positionnement optimum des herbicides et assurer un recouvrement de l’inter-rang. Une autre exigence essentielle est de semer sur un sol propre, indemne d’adventices levées (ou en cours de levée).

L’utilisation de solutions complémentaires de désherbage mécanique avec un passage de herse étrille (ou houe rotative) dans les 48 heures après le semis peut apporter une aide efficace à la maitrise des mauvaises herbes. Ce type d’intervention peut également s’avérer très utile en cas de formation d’une croute de battance suite à de forts abats d’eau avant la levée.

Deux spécialités sont utilisables en postsemis - prélevée : Alcance Synctec et Calliprime-Xtra (ou Lumestra ou Temsa100). Ces solutions doivent s’envisager dans le cadre d’un programme avec un rattrapage le plus souvent nécessaire en postlevée.

Figure 2 : Note d'efficacité de différentes solutions de désherbage sur sorgho 30 jours après application (résultats 2014-2017 – 13 essais)
Figure_2_sorgho_2304

Figure 3 : Note d'efficacité de deux solutions de désherbage sur sorgho 60 jours après application
Figure_1_sorgho_2304

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3 commentaires 11 mai 2019 par CALAME

Pas de problème, tt marche en sd. Semis a 0'5 cm sur un sol bien ressuyé. Ne surtout pas semé dans le gras en direct. J'en ai déjà fais.

10 mai 2019 par LAMBERT

bonjour qui achète du sorgho; j'ai une parcelle en terre humide , je souhaiterais essayé cette culture en semis direct le tacleur

10 mai 2019 par COLLIN

Bonjour Peut on envisager un itinéraire binage seul comme du mais ? Un inter-rang de 45 cm peut être envisagé ??

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