En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Les territoires du maïs fourrage en France

Si le climat se réchauffe, c’est bon pour le maïs fourrage

05 octobre 2011

L’objectif de la culture est de produire un fourrage en quantité et en qualité satisfaisantes par rapport aux besoins de l’éleveur et de son troupeau. Le stade optimum de récolte est entre 30 et 35 % MS à la récolte. Pour cela, les besoins de la plante, et notamment, les besoins en températures doivent être satisfaits.

La carte n°6 donne les disponibilités en somme de températures. Le choix d’une variété dont les besoins en températures correspondent aux possibilités de la région permet de récolter au bon stade et de valoriser tous les degrés disponibles. La contrainte climatique n’a pas le même impact dans tous les segments. Elle est plus marquée dans les zones nord et de moyenne montagne, là où les conditions à l’automne peuvent aussi être plus difficiles (pluie, vent, gel précoce…).

Choisir une variété trop précoce oblige à avancer la date de récolte pour ne pas ensiler une plante trop sèche, et limite le rendement pour cause d’appareil végétatif et d’indice foliaire limités. Le choix d’une variété plus tardive, en retardant la floraison, remet en cause la qualité du produit récolté : récolte à sous maturité, teneur en amidon plus faible….

De même, pour un hybride donné, une récolte trop précoce, à sous maturité, entraîne un manque à gagner lié au manque de remplissage des grains. Une récolte à surmaturité n’entraîne pas de gain de rendement – sauf si la photosynthèse se poursuit- et peut occasionner des défauts de conservation, par manque de tassement en raison d’un taux de matière sèche trop élevé.

Avec l’augmentation des températures disponibles et l’avancement des dates de semis, en une dizaine d’années, la part des variétés très précoces est en baisse de 6 points, la part de variétés précoces est relativement stable à 45 % du marché, la part des variétés demi-précoces et tardives progresse de 9 points. Cette évolution traduit aussi l’adaptation permanente des agriculteurs aux changements climatiques (carte n° 7).

L’adaptation naturelle du maïs aux températures élevées comme d’autres cultures d’été (sorgho) est un atout face aux risques de réchauffement.

Carte 6 : Somme des températures disponibles pour le maïs (en degrés jour base 6, 15 avril - 15 octobre) Carte 7 : Part des variétés demi-précoces dans la sole maïs fourrage

Cliquez sur les images pour agrandir
 

Téléchargez en pièce jointe la description des maïs fourrage : caractéristiques régionales et qualités recherchées

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10