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Semis d’orge de printemps en janvier 2020 en Aquitaine Messagerie Nord-Aquitaine

Semis tardif de céréales : vers quelles espèces s’orienter ?

16 janvier 2020

De nombreuses surfaces ne sont pas encore implantées. Il est encore possible de semer du blé tendre en raisonnant le choix de la variété ou opter pour de l’orge de printemps.

Alors que le mois de janvier est maintenant bien entamé, et malgré un retour du beau de temps, les sols restent gorgés en eau, le ressuyage est lent et les conditions n’ont généralement pas encore permis de reprendre les semis. Le beau temps prévu cette semaine permettra d’envisager des interventions dans les parcelles les plus portantes.

Blé tendre : attention à la note d'alternativité des variétés

Pour des semis après le 15 janvier, préférer des variétés avec une note d’alternativité GEVES supérieure ou égale à 4.

Tableau 1 : Classement des variétés de blé tendre selon leur note de précocité et d’alternativité

Densité : 360 à 400 gr/m² pour des semis en janvier selon les conditions d’implantations.

Semer peu profond : 2 cm maximum.

Attention, la variété Renan est notée 1 en alternativité. Elle ne doit pas être semée en janvier au risque de ne pas avoir d’épis par manque de vernalisation.

Cependant, semer après le 15 janvier peut entamer le potentiel ! Cette baisse dépendra des conditions météo à venir mais on l’estime, pour un semis de mi-janvier, d’environ 15 à 20 q/ha en sol profond, et jusqu’à 30 q/ha en sol superficiel (si la fin de cycle est sèche).

Orge de printemps : une alternative avec un itinéraire technique spécifique

Bien que peu développées dans notre région, les orges de printemps peuvent être une alternative à condition de trouver des semences disponibles. La rentabilité dépendra de l’itinéraire technique qui doit être adapté ; et de la possibilité de valoriser la culture avec un contrat orge brassicole.

Le créneau de semis idéal pour l’orge de printemps se situe dans une fourchette d’environ un mois, entre le 15 janvier et le 15 février. Elle peut se semer plus tôt, en surveillant la verse et la rhynchosporiose, toutes deux favorisées par les semis précoces.

Les semis avant le début de période sont souvent exposés à un coup de froid hivernal, alors que les graines sont en train de germer ou que la plante est encore peu vigoureuse. Inversement, les semis après la fin de période (parfois nécessaires après un hiver humide) risquent de pénaliser la capacité de tallage de l’orge. Il faut donc penser, dans ce cas, à augmenter les densités de semis pour pallier cet inconvénient. De plus, un semis trop tardif peut décaler le cycle dans une séquence de jours échaudants pendant le remplissage des grains.

Les densités de semis sont de 300 à 350 gr/m² en bonnes conditions de semis.

Mieux vaut attendre un ressuyage correct du sol pour semer
La date de semis est conditionnée par la date de ressuyage des sols et la possibilité d’exécuter une préparation superficielle en un minimum de passages. Il est souvent bénéfique d’attendre un ressuyage correct du sol plutôt que de vouloir semer à tout prix.

Fractionner les apports d'azote

Le débouché des orges de printemps est majoritairement brassicole, ce qui implique de faire attention à la qualité technologique et notamment la teneur en protéines à travers la maîtrise de la dose totale et, dans une moindre mesure, le fractionnement. La gestion du fractionnement doit trouver un compromis entre efficacité acceptable (apports pas trop précoces) et une teneur en protéines compatible avec les exigences brassicoles.

Le fractionnement est recommandé pour les semis précoces, les sols superficiels ou avec un reliquat d’azote sortie hiver faible (en particulier dans l’horizon 0-60 cm) et lorsque la dose totale est supérieure à 120 unités/ha. Un premier apport est prévu dès la levée (50 unités) puis le solde est apporté fin tallage. Des corrections avec des outils de type N Tester sont possibles au stade 1 nœud.

Figure 1 : Intérêt du fractionnement des apports d’azote sur orge de printemps - 2 apports vs 1 apport (18 essais 2001 à 2004)

En cas d’apport au semis de solution azotée ou d’urée, il est préférable d’enfouir l’engrais pour limiter les pertes d’azote par volatilisation.

Peu de solutions de désherbage en culture

Les solutions herbicides contre le ray-grass ou le vulpin dans l’orge sont peu nombreuses. Elles se limitent, pour les spécialités racinaires, au chlortoluron (avant le 1er mars, en sols non drainés et sur les orges fourragères seulement) ou à Avadex 480 (à 3 l/ha en présemis incorporé). Ce dernier est particulièrement recommandé en cas de résistance avérée des ray-grass aux herbicides de la famille des inhibiteurs de l’ACCase (groupe HRAC A) et de la famille des inhibiteurs de l'ALS (groupe HRAC B).

Pour les spécialités foliaires, il n’y a que l’Axial Pratic (pinoxaden), Fenova Super (fénoxaprop) et Joystick (iodosulfuron), sachant que ces substances actives appartiennent à la famille des inhibiteurs de l’ACCase ou à la famille des inhibiteurs de l'ALS.

Figures 2 et 3 : Situation de l'année 2020 (cumul de pluie et somme de termpératures) et offre climatique à Bergerac

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