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Apport d’azote sur céréales à épi 1 cm en mars 2021 en Occitanie Messagerie Ouest Occitanie

Sécheresse persistante : des impacts sur la valorisation des apports d’azote sur céréales

08 avril 2021

Alors que les pluies étaient excédentaires cet hiver, elles se font très rares depuis quelques semaines. Conséquences de ce contexte sec : des apports d’azote souvent mal valorisés, avec des carences observées.

Le cumul de pluies dans la région est très faible (de 20 à 40 mm depuis cinq semaines). Par conséquent, les apports réalisés après le 22 février ne sont pas bien valorisés dans la région (tableau 1). Les prévisions météorologiques à venir ne sont pas non plus rassurantes pour la suite. Cela va très certainement avoir un impact sur les cultures, notamment avec des régressions de talles.

Tableau 1 : Valorisation des apports d’azote selon la date d’épandage et le niveau de pluie

Des carences visibles

Depuis quelques jours, il est possible d’observer des parcelles avec des jaunissements plus ou moins importants. Au-delà des effets possibles de nématodes dans certaines parcelles ou de mosaïques sur blé dur mais de façon plus faible que d’habitude, l’alimentation de la plante explique une bonne partie des couleurs dans les parcelles.

En effet, les excès d’eau, que ce soit en plaine ou en coteaux, ont limité l’enracinement des céréales. Les réserves en eau diminuant rapidement depuis 15 jours, ces zones sont impactées en premier. On retrouve alors des symptômes de carences induites en azote (vieilles feuilles jaunissantes), mais également en soufre (jeunes feuilles jaunissantes). Dans ces zones, seule la pluie permettra de remettre en solution l’azote précédemment apporté.

Adapter le fractionnement au climat

Les périodes d’apport devront être adaptées en fonction des situations hydriques. En général, il reste le complément à l’apport épi 1 cm s’il a été fractionné, puis l’apport fin montaison. Pour les compléments d’apport à épi 1 cm, il n’est pas nécessaire de se précipiter au vu des conditions climatiques. Par contre, si le sec continue, il conviendra d’amener une partie de ce complément pour éviter une carence trop importante, au risque d’une mauvaise valorisation par le sec.

Quand réaliser l’apport de fin montaison ?

L’apport fin montaison, ou apport qualité, est à positionner idéalement entre le stade dernière feuille étalée et le stade gonflement des blés, avec de préférence une période de pluie juste après pour le valoriser.

La dose de cet apport est à ajuster en fonction du potentiel atteignable au moment de l’apport et de la variété. Eviter les formes liquides, préférer l’ammonitrate ou l’urée avec NBPT, qui sont les formes les plus efficaces à ces stades pour maximiser le rendement et la teneur en protéines.

Le pilotage pour gérer toutes les situations atypiques

Cette année, avec les différences de qualité d’implantation et d’impacts de l’hydromorphie, ainsi que les cas de sécheresse, les situations sont très diversifiées. Le pilotage du dernier apport d’azote est donc une vraie opportunité pour s’adapter à ces parcelles dont le potentiel sera très contrasté.

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