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Semoir utilisé pour les semis de blé dur en 2021 en région Centre Messagerie Centre / Ile-de-France

Réussir les semis de blé dur

21 octobre 2021

Semer ou non du blé dur ? telle est la question qui se pose en ce moment, avec d’un côté des prix favorables, de l’autre, une qualité fortement dégradée et des prix et disponibilités en azote limitants. En attendant la décision finale, rappelons les modalités optimales d’implantation, étape-clé de la conduite de la culture.

Choisir la date de semis

Comme pour le blé tendre, le choix de la date de semis pour une variété de blé dur devrait permettre de minimiser les risques de gel pendant la montaison et les risques d’échaudage.

Les variétés de blé dur cultivées sont toutes alternatives. Leur développement est essentiellement lié à la température : il n’y a donc pas, ou très peu, de freins liés à la durée du jour, contrairement au blé tendre. Cela se traduit par des développements très rapides si l’automne et l’hiver sont doux, ou à l’inverse, ralentis en hiver froid. De manière générale, le blé dur est plutôt précoce à la faveur des températures douces, ce qui l’expose plus fortement aux risques de gel printanier. Il est donc important de ne pas semer le blé dur trop tôt, surtout lorsqu’il est noté précoce à montaison.

Attention, au-delà de l’optimum de date, il est important que le semis soit fait dans de bonnes conditions afin de permettre une implantation rapide et de qualité.

Tableau 1 : Plages de semis optimales pour les variétés principalement cultivées en Beauce – Nord Loire
Plages de semis optimales pour les variétés principalement cultivées en Beauce – Nord Loire

Tableau 2 : Plages de semis optimales pour les variétés principalement cultivées en Berry – Sud Loire
Plages de semis optimales pour les variétés principalement cultivées en Berry – Sud Loire

A quelle densité de semis ?

Rechercher un nombre d’épis suffisant sans risquer la verse

Le blé dur est plus fortement pénalisé que le blé tendre par des défauts de peuplement ou par une sécheresse durant la montaison. Mais les excès de densité souvent observés sont aussi très préjudiciables en augmentant les risques de maladies et de verse qui induisent une forte baisse de la qualité (fusariose, moucheture). Un excès de végétation augmente également la sensibilité à la sècheresse en fin de cycle.

Ni trop dense, ni trop clair

Le coefficient de tallage épis est plus fortement pénalisé en semis tardif que pour un blé tendre. Dans ce cas, il est nécessaire d’augmenter les peuplements en plantes de l’ordre de 15 % par rapport au blé tendre. En sols de limons argileux, on cherchera à obtenir un peuplement sortie hiver de 220 à 250 pieds/m² pour un semis réalisé avant le 25 octobre, et d’environ 300 pieds/m² pour un semis réalisé après le 5 novembre.

Les derniers essais réalisés dans la région confirment qu’en sol de limons, pour un semis fin octobre, les densités optimales se situent entre 170 et 220 plantes/m² en sortie d'hiver.

Des densités comprises entre 200 et 300 grains/m² permettent les meilleurs rendements. C’est le type de sol, la date et les conditions de semis qui déterminent la densité de semis optimale.

Attention à bien vérifier le taux de germination des semences de ferme.

Tableau 3 : Nombre de grains/m2 à semer selon la date de semis et le type de sol
Nombre de grains/m2 à semer selon la date de semis et le type de sol

Désherbage : vigilance sur la sélectivité

Rattaché au blé tendre, selon le catalogue des usages, tous les herbicides « blé » sont potentiellement utilisables sur blé dur. De nombreux essais de sensibilité variétale et de sélectivité ont déjà été mis en place.

Le blé dur est globalement plus sensible que le blé tendre à toutes les spécialités de désherbage : il convient donc de s’assurer de la faisabilité d’un produit ou d’une association avant de la mettre en œuvre.

Au vu du panel de solutions très restreint en blé dur, il est déconseillé de l’installer dans une parcelle à fort risque d’enherbement en graminées.

Afin de limiter les potentiels dégâts de phytotoxicité il faut, comme en blé tendre, soigner la qualité du semis (sol non motteux, grains bien enterrés…) et les conditions d’application (éviter une application avant des abats d’eau).

Cependant, la culture du blé dur permet des semis généralement plus tardifs, un décalage favorable à la diminution significative de la pression en graminées dans les parcelles.

Tableau 4 : Substances actives utilisables sur blé dur
Matières actives et leur utilisation sur blé dur

Rappelons que, d'un point de vue réglementaire, le blé dur de printemps est uniquement défini par la date de semis, la limite se situant au 1er janvier. Des spécialités herbicides homologuées sur blé dur d’hiver peuvent ne pas l’être sur blé dur de printemps, restreignant d’autant plus les solutions de désherbage.

Pour en savoir plus, téléchargez le guide régional Choisir & décider spécial désherbage.

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