En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Les rendez-vous du désherbage durable en Bretagne Les Rendez-vous du désherbage durable

Résistance aux herbicides : comment limiter le phénomène ?

29 septembre 2016

Initialement moins concernée que les autres régions, la Bretagne est aujourd’hui confrontée au phénomène de résistance des adventices aux herbicides, avec une spécificité sur la flore dicotylédone.

La résistance aux herbicides : qu’est-ce que c’est ?

Une adventice résistante, c’est une plante qui ne peut être contrôlée par un herbicide qui a pourtant été appliqué dans des conditions optimales (dose, stade et conditions d’application). Ce caractère « résistant » se transmet à la descendance de cette plante, qui peut se reproduire à son tour.

Des individus résistants sont naturellement présents dans la nature, indépendamment de l’application ou non d’herbicide. Plusieurs mécanismes complexes expliquent cette résistance (mutation, détoxification).

Une particularité régionale, la résistance des dicotylédones

En France, les premiers cas de résistance des graminées aux herbicides à mode d’action foliaire remontent au début des années 1990. Depuis le phénomène s’est largement répandu, y compris en Bretagne sur ray-grass notamment. Mais la particularité de la région est la présence, récente mais en forte progression, de populations de dicotylédones résistantes, dont le séneçon et la matricaire.


Les premiers cas de séneçons résistants ont été observés en Bretagne.

Comment savoir s’il y a de la résistance dans une parcelle ?

Il faut d’abord s’assurer que le programme de désherbage a été bien mis en œuvre (produit et dose reconnus pour être efficace sur l’espèce en question, stade de l’adventice et conditions climatiques optimales lors de l’application). Si on constate une faible efficacité, d’autant plus si celle-ci est répétée dans le temps sur la même parcelle, il y a une forte probabilité de résistance. Dans ce cas, des tests réalisés au laboratoire (sur graine ou sur plante) confirmeront la présomption.

Comment limiter la résistance ?

Les facteurs qui amplifient la résistance sont bien connus : utilisation répétée des mêmes familles de produit herbicides sur la même parcelle, souvent à dose réduite, simplification des systèmes (rotation courte, travail du sol réduit, programme de désherbage simplifié…), forte pression d’adventices. Les leviers à actionner pour limiter le phénomène de résistance en découlent directement :

• Diversifier les moyens de lutte agronomique (labour occasionnel, éviter les semis précoces, faux-semis, rotations plus longues et alternance de cultures hiver-printemps…).

• Maintenir l’objectif de 100 % d’efficacité des programmes de désherbage (conditions de mise en œuvre des herbicides, rattrapage si nécessaire, désherbage mécanique, faux-semis et désherbage dans l’interculture, sol propre au semis…).

• Diversifier les herbicides utilisés pour alterner les modes d’actions (produits racinaires et foliaires).

Deux familles d’herbicides sont particulièrement concernées par la résistance :
- les antigraminées foliaires (Fop, Dimes, Dens) : Axial Pratic, Puma LS, Fusilade Max, Ogive…
- les sulfonylurées, antidicotylédones et antigraminées (metsulfuron, iodosulfuron…) : Allié, Archipel…

Information rédigée en partenariat avec Agrial-Végam, Cecab-Broons, CLAL St Yvi, Even Agri, Le Gouessant, Négoce Ouest, réseau AA, Triskalia, CRA Bretagne

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10