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ergot Grille de diagnostic

Repérer les parcelles de blé à risque ergot

17 juin 2021

Une grille pour évaluer le risque d’accumulation d’ergot dans les lots de blé dur et de blé tendre est désormais disponible. Elle intègre différents facteurs de risque : la présence d’inoculum, les pratiques de désherbage des graminées et les conditions météorologiques à deux stades-clés du blé. L’objectif ? Identifier les parcelles les plus à risque « ergot » sur son exploitation afin de prendre les mesures appropriées.

Evaluer le niveau de l’inoculum à la parcelle

On considère que le risque d’inoculum est élevé s’il y a eu des attaques d’ergot dans la parcelle par le passé et/ou si les semences sont contaminées (tableau 1).

Tableau 1 : Risque d’inoculum d’ergot selon l’historique parcellaire, le travail du sol et la présence d’ergot dans les semences

Tenir compte du climat à deux stades-clés

L’installation de l’ergot sur les épis peut être favorisée par certaines conditions météorologiques survenant à la méiose (stade « dernière feuille étalée »), ou à la floraison (figure 1).

Ainsi, un déficit de rayonnement à la méiose, des températures inférieures à 4°C à la méiose et/ou à la floraison, ou plus de 40 mm de pluies à la floraison peuvent conduire à des accidents de fécondation. Ces accidents peuvent constituer une porte d’entrée aux contaminations par l’ergot.

Figure 1 : Estimer si le climat a été favorable ou défavorable

Estimer le risque « ergot » à la récolte

La grille d’évaluation du risque proposée par ARVALIS attribue à chaque itinéraire une classe de risque d’accumulation d’ergot à la récolte selon quatre niveaux : de A (risque faible) à D (risque très fort).

Tableau 2 : Grille d’évaluation du risque d’accumulation d’ergot dans les lots de blé tendre et de blé dur à la récolte

Utilisez le tableau 1 et la figure 1 pour estimer respectivement les risques « Inoculum » et « Climat ».

Des recommandations pratiques par classe de risque

Classe A : le risque « ergot » est minimum

Cette classe de risque présage d’une excellente qualité sanitaire des lots vis-à-vis de la teneur en ergot. Aucune action n’est nécessaire.

Classes B et C : le risque « ergot » est faible à moyen ou moyen à fort

• Le risque peut être minimisé par une stratégie de désherbage antigraminées efficace tout au long de l’année, pendant deux ans.
• L’inoculum présent dans la parcelle doit être maîtrisé en complément, par un travail du sol profond après la récolte qui devra être suivi d’un travail superficiel l’année suivante, et l’utilisation de semences indemnes de sclérotes.

Classe D : le risque « ergot » est très fort

Les situations conduisant à ce niveau de risque doivent faire l’objet d’une gestion spécifique à la récolte et nécessitent de revoir le système de culture post-récolte.

• L’inoculum présent dans la parcelle doit être maîtrisé après la récolte par un travail du sol profond, qui devra être suivi d’un travail superficiel l’année suivante.
• Adapter la rotation en évitant de cultiver des céréales à paille pendant deux ans.
• Assurer en complément un désherbage antigraminées soigné pour éviter que l’ergot ne se réinstalle en culture.
• La fauche des bords de champ avant la floraison des graminées sauvages durant 2 ans est également recommandée, lorsqu’elle est autorisée, afin de stopper leur fonction de relais de la maladie.
• Lorsqu’il sera à nouveau possible d’implanter une céréale, utiliser des semences indemnes de sclérotes.

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