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Fertilisation

Quoi de neuf pour la fertilisation NPK de la pomme de terre ?

21 décembre 2010

Nouvelle méthode COMIFER, obligation de couverts hivernaux, quelques changements récents modifient les règles de décision de fertilisation de la pomme de terre.

L’actualité technique de la fertilisation sur pomme de terre est dominée cette année par la prise en compte des couverts végétaux implantés en interculture. À part cet aspect, quelles sont les autres nouveautés ou les « classiques » mis à jour en terme de nutrition NPK de la pomme de terre ?

Rénovation de la méthode de raisonnement PK du COMIFER

Entre l’automne 2007 et l’automne 2009, la méthode de raisonnement de fertilisation PK de référence éditée par le COMIFER a été mise à jour pour toutes les cultures. Ses principes de bases axés sur l’exigence des cultures, les teneurs à l’analyse de sol, la prise en compte du passé de fertilisation et la gestion des résidus de cultures, restent inchangés. Les normes mises à jours concernent les exportations des cultures en P2O5 et en K2O, ainsi que les coefficients multiplicateurs des exportations permettant de calculer les doses d’engrais à apporter*.

Pour la pomme de terre, la principale conséquence de ces changements est que des situations d’impasses d’apports d’engrais sont possibles dans des sols extrêmement bien pourvus en éléments P2O5 ou K2O. Par exemple, dans une situation en précédent blé dans un limon de Picardie avec une production de 50 t/ha et sans apport sur le blé précédent, les doses préconisées s’échelonnent de 400 kg K2O/ha à zéro en fonction de la teneur à l’analyse de sol (Figure 1 : Exemple de l’évolution en fonction des teneurs à l’analyse de sols d’une dose d’engrais PK calculée avec la nouvelle méthode COMIFER).

Quoi de neuf en azote ?

En terme de fertilisation azotée, la plus grosse nouveauté est sans aucun doute l’intégration des couverts intermédiaires imposés par le 4e programme de la Directive Nitrates  À part cet aspect, les pistes d’amélioration de la fertilisation azotée de la pomme de terre sont :

► Une meilleure estimation des besoins en azote, ce terme étant une des principales sources d’incertitude des calculs du bilan prévisionnel de l’azote. Les références actuellement diffusées prennent en compte le type de débouché, la longueur du cycle végétatif et la zone climatique de culture. Les pistes d’amélioration explorées visent à caractériser l’intérêt d’une prise en compte plus fine du potentiel de production et des caractéristiques variétales au-delà d’une simple variation du cycle végétatif.
► L’étude de formes d’engrais azotés minéraux encore peu usitées sur pomme de terre comme l’urée granulée ou les engrais dits à « effet retard ».
► Enfin, une meilleure estimation des restitutions d’azote issues des produits organiques épandus sur les parcelles. Cet aspect devient particulièrement important dans certains zones de production en raison de la grande diversité des produits organiques proposés aux producteurs et parce que ceux-ci sont une des sources « alternatives » d’éléments minéraux permettant aux systèmes de productions d’être un peu moins dépendants de la fluctuation des marchés des engrais de synthèse.

* Les nouvelles normes sont disponibles sur le site internet du COMIFER (www.comifer.asso.fr)

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