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Désherbage du blé au stade 1 nœud en mars 2020 en Pays de la Loire Messagerie Pays de la Loire

Comment prioriser les interventions sur céréales ?

26 mars 2020

Les pluies répétées et abondantes de ce début d’année ont encore affecté les céréales. L’épisode pluvieux de début mars en particulier, spectaculaire par son intensité (autour de 100 mm cumulés durant la première décade sur la façade Atlantique), a de nouveau engorgé les sols et pénalisé plus sévèrement les parcelles ayant démarré leur montaison. Depuis quelques jours, le ressuyage progressif des sols permet enfin d’intervenir dans les champs.

Priorité au désherbage et aux régulateurs

La plupart des parcelles ont nécessité un désherbage de rattrapage, qui a pu être réalisé en fin de semaine dernière, à la faveur des bonnes conditions d’application. Cette intervention, lorsqu’elle est nécessaire, est prioritaire afin de limiter rapidement la concurrence des adventices sur la culture.

Pour certaines mauvaises herbes, il est toutefois trop tard pour intervenir :

- les véroniques, si elles sont très développées, ou les pâturins annuels, s’ils sont fleuris et peu abondants, ne doivent plus être pris en compte pour ajuster le désherbage de rattrapage. Ils n’affecteront pas davantage la culture, leur cycle étant quasiment terminé.
- Plus ennuyeux, les bromes restent maîtrisables jusqu’à fin tallage – début montaison mais leur contrôle sera inopérant sur les céréales ayant dépassé 1 nœud.

Pour les parcelles nécessitant un désherbage et un régulateur, il est recommandé d’espacer les interventions de plusieurs jours (avec un intervalle d’une semaine en particulier sur les parcelles ayant souffert d’excès d’eau). Il faut également être attentif aux conditions d’application : reporter l’intervention si des petites gelées sont annoncées.

L’apport d’azote à épi 1 cm est en cours de valorisation

Les parcelles ayant reçu leurs apports de début montaison sont désormais pourvues en azote jusqu’à la sortie de la dernière feuille.

Lorsque la portance permettait un apport avant le 10 mars, les céréales sont actuellement bien alimentées. En revanche, les apports réalisés au-delà du 10 mars, ne sont pas encore totalement assimilés, les cumuls de pluie depuis cette date étant encore insuffisants. Les sols les plus hydromorphes sont à ce titre doublement pénalisés : les cultures ont souffert de l’excès d’eau, le manque de portance a retardé les apports, et les carences ne peuvent être résorbées rapidement faute de pluie depuis les apports… Cette situation est pénalisante pour toutes les céréales ayant dépassé le stade 1 nœud, elle est rattrapable pour les parcelles moins avancées.

Protection vis-à-vis des maladies foliaires : intervenir au bon stade des céréales

On observe fréquemment des symptômes de maladies foliaires sur les feuilles basses, septoriose sur blé, helminthosporiose sur orge, rouille jaune sur variétés sensibles... Cet inoculum primaire est potentiellement nuisible à terme, mais cela dépendra de la météo des semaines à venir. Pour optimiser la protection fongicide, il est important d’attendre les stades repères et d’observer les parcelles pour décider ou non d’intervenir. Les informations données par le BSV sont de bons repères pour décider.

Voici quelques rappels :
• Je vois des pustules de rouille jaune :

- La variété est sensible (note ≤ 6) : intervenir dès le stade épi 1 cm si présence de foyers actifs de rouille jaune ; passé le stade 1 nœud, intervenir dès l’apparition des premières pustules.
- La variété est résistante à la rouille jaune (note > 6) : ne pas intervenir si la parcelle n’a pas atteint le stade 2 nœuds.

• Je vois de la septoriose sur blé : pas d’intervention justifiée avant le stade 2 nœuds. A partir de ce stade, se référer au BSV ou aux Outils d’aide à la décision pour décider ou non d’intervenir.

• Je vois de la rhynchosporiose ou de l’helminthosporiose sur orge : attendre le stade 1 nœud et se référer au BSV ou aux Outils d’aide à la décision pour décider ou non d’intervenir.

Message rédigé par ARVALIS - Institut du végétal en concertation avec AGRIAL, la CAPL, la CAVAC, la Chambre d’agriculture de la Mayenne, la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire, Les établissements Hautbois, Bernard Agri Services, Soufflet Agriculture.
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