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Introduire du sorgho fourrager et des dérobées estivales dans les rations ?

22 avril 2021

Le sorgho et les dérobées estivales peuvent représenter une source de fourrage pour les animaux. Pour en savoir plus sur les potentialités de ces nouvelles cultures, retrouvez en vidéo reprenant les messages forts des webinaires techniques organisés par ARVALIS, à l’automne 2020.

En Lorraine, ces dernières années, avec le réchauffement climatique, la somme des températures entre mi-mai et fin septembre a augmenté : il est désormais possible de cultiver du sorgho. Toutefois, il faut veiller à ce que les températures ne soient pas trop fraîches au moment de l’implantation, et avec une température du sol supérieure à 12°C.

Comment valoriser le sorgho monocoupe en élevage ?

Il existe trois classes d’usage pour les variétés de sorghos monocoupes, selon leurs valeurs énergétiques : ensilage, double usage et industrielle (par ordre décroissant d’UFL).

La première classe de sorgho peut remplacer l’ensilage de maïs, en partie ou en totalité, pour les animaux à fort besoin. Avec un ratio équilibré entre ensilage de maïs et de sorgho, les performances sont maintenues, que ce soit en bovin lait ou jeune bovin viande. Elles peuvent même être augmentées en bovin lait avec une ration uniquement composée d’ensilage de sorgho monocoupe. Le 100 % sorgho peut également convenir pour l’engraissement des jeunes bovins. Mais, dans ce cas, il doit être récolté à plus de 28 % de matière sèche.

Et pour le multicoupe ?

Comme son nom l’indique, un sorgho multicoupe peut être récolté plusieurs fois au cours de son cycle. Sa valeur alimentaire est proche de celle d’une fétuque élevée. Il sera donc destiné à des animaux à besoins modérés.

Ce sorgho peut être valorisé en fauche, en affouragement en vert ou en pâturage. Dans ce dernier cas, il faut être vigilant au stade de la plante pour éviter un risque de toxicité.

Une diversité de dérobées estivales à valoriser en fourrage

Une dérobée estivale se cultive entre deux cultures principales et s’implante au plus près de la récolte du précédent.

Dans la région, les crucifères et les mélanges de graminées et de légumineuses présentent de bons rendements, proche du seuil de rentabilité de 2 tMS/ha. Les dérobées aux meilleures valeurs alimentaires sont, par ordre décroissant, le ray-grass d’Italie, le trèfle incarnat et le colza fourrager.

Des essais permettent d’évaluer de nouvelles dérobées de graminées (moha, blé égyptien, teff grass, millet perlé) et de légumineuses (cow pea, lablab, trèfle vésiculé). Le teff grass et le blé égyptien ont un bon comportement, avec des rendements similaires de ceux du moha et du millet. Cependant ils restent bien inférieurs à celui du sorgho multicoupe. Pour les associations avec les nouvelles légumineuses, ils restent encore pas mal d’interrogations sur la variabilité du rendement et le surcoût au niveau des semences.

Pour en savoir plus, retrouvez les webinaires complets en replay :
Sorgho grain : exigences physiologiques / Performances et choix des variétés en grain et fourrage
Sorghos fourragers : conduite et valorisation par les bovins
Dérobée estivale : une adaptation au changement climatique ?

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