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Choix d’espèce et mode de destruction des légumineuses avant maïs Vidéo

Quel couvert de légumineuses semer avant un maïs ?

19 septembre 2019

C’est au cœur du Béarn, dans le cadre du projet Syppre, que plusieurs instituts techniques testent des systèmes de culture innovants à base de maïs. Un des leviers étudiés ici pour réduire la dépendance aux engrais azotés est l’introduction de couverts à base de légumineuses avant le maïs grain. Quelles espèces choisir ? Comment les détruire ? Eléments de réponses en vidéo avec Clémence Aliaga et Sylvie Nicolier d’ARVALIS et Julien Noguiez de la FDCuma 640.

L’objectif recherché en implantant une légumineuse avant un maïs est d’obtenir une biomasse importante du couvert pour l’effet azote, mais également pour l’effet mulch qui diminue les levées d’adventices en semis direct.

Quelle espèce de légumineuses semer ?

Les premiers essais ont porté sur la féverole, qui reste la légumineuse la plus utilisée avant le maïs. Facile à détruire, elle tolère des semis tardifs. Elle est capable de produire une biomasse intéressante même sur des semis de fin octobre. Cependant, sa sensibilité aux maladies foliaires et à l’hydromorphie sont mises à rude épreuve dans les zones à forte pluviométrie hivernale comme le piémont pyrénéen ou la façade Atlantique. Les années très pluvieuses peuvent entraîner sa destruction naturelle très précoce, ce qui laisse la place aux adventices. Dans ces situations, il est donc recommandé d’associer la féverole avec d’autres espèces (radis, phacélie…).

Lorsque l’on peut semer le couvert assez tôt, les vesces sont des légumineuses intéressantes et bien adaptées à nos régions. Lorsqu’elles se développent bien, leur pouvoir couvrant permet de limiter les levées d’adventices. Mais leur destruction mécanique reste difficile.

Le pois fourrager constitue une autre possibilité. Attention toutefois, on ne peut pas espérer obtenir avec cette espèce une biomasse aussi importante qu’avec de la féverole, surtout en semis tardif. Comme la féverole, il est préférable d’associer le pois qui a un pouvoir couvrant assez faible.

Des essais sont également menés avec la vesce de Narbonne et les lupins.

Avec quel outil détruire le couvert ?

Toujours dans l’optique d’une moindre dépendance aux intrants de synthèse, plusieurs outils sont testés sur le dispositif pour une destruction mécanique du couvert.

Les déchaumeurs à dents ne se sont pas montrés adaptés à ce type de travail.

Le rouleau Faca, qui effectue avant tout un travail de fractionnement au même titre qu’un broyeur, ne s’est montré efficace que sur des espèces de couvert à port dressé.

Quant à la herse rotative, elle est efficace en termes de destruction mais propose des débits de chantier assez faibles.

Enfin, des déchaumeurs à disques indépendants ont été testés à plusieurs profondeurs (4 et 8 cm). Seul un travail profond a conduit à une destruction correcte du couvert de légumineuse.

Qu’est-ce que SYPPRE Béarn ?Le projet Syppre a été lancé par ARVALIS - Institut du végétal, Terres Inovia et l’Institut Technique de la Betterave en 2013. En Béarn, ARVALIS et Terres Inovia, en partenariat avec Euralis, la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques et la FDCUMA 64, pilotent une plateforme d’essais de longue durée à Sendets (64) chez Jean-Marc PEDEBEARN. L’objectif est de faire émerger des systèmes de culture à base de maïs moins dépendants aux intrants de synthèse.

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2 commentaires 20 septembre 2019 par AUNEAU

oui exact , il faut garder la destruction chimique trés efficace économie de carburant cout de marériel et main d oeuvre les écolos venez en vélo arracher les chardons non broyer des endroits public merci

20 septembre 2019 par VAN DE KERCKOVE

seul le Glyphosate est sûr en matière de destruction . Il faut absolument sauver et conserver ce produit et rétablir la vérité dans la communication . Tout le reste marche correctement une année sur 10 !!!

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