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Symptômes de mildiou sur feuilles de pommes de terre après les pluies en juin 2021 dans le Nord Messagerie Nord

Pluie : adapter la programmation des interventions anti-mildiou sur pommes de terre

24 juin 2021

Les pluies récentes et actuelles sont propices à la propagation du mildiou sur pommes de terre, déjà présent sur tas de déchets et aussi en parcelles. Bien raisonner la stratégie fongicide en fonction de la situation de la parcelle.

Suite aux pluies de ces derniers jours, il va être difficile de rentrer dans les parcelles et de protéger dans de bonnes conditions.

Il existe deux cas de figures :

► Le produit utilisé est en fin de rémanence et/ou le produit est lessivé : il est nécessaire d’utiliser un produit pénétrant (à base de cymoxanil) pour rattraper une contamination récente (jusqu’à 48h maximum) avec un fongicide haut de gamme (Zorvec, Revus, Infinito). Penser à vérifier si le mélange est autorisé. A plus de 48h, il ne sera pas possible de rattraper la contamination passée. Bien observer les parcelles et adopter une stratégie curative en cas de mildiou dans la parcelle.

► Le produit est toujours efficace dans les jours à venir : pas besoin de repasser sur les parcelles pour effectuer un nouveau traitement. Intervenir quand le risque est présent (déclenchement Mileos® ou BSV).

Quelle que soit la situation :
• Visiter très régulièrement les parcelles : bien les protéger avec des produits translaminaires/diffusants (Zorvec, Revus, Ranman Top, Leimay, Sanblite, Aderio, Zampro Max + Adjuvant, Acrobat M Dg, Emendo M, Infinito) ;
• Alterner les matières actives ;
• A ce stade, bien rester sur une rémanence de 5 jours maximum (+ 3 pour Zorvec) ;
• Ne pas utiliser de solution non homologuée.

Rappelons que c'est la dernière campagne d’utilisation des produits à base de mancozèbe.

En cas de mildiou dans la parcelle

Aucune solution ne permet de supprimer totalement le mildiou présent dans la parcelle. Voici quelques recommandations qui ne permettent que de limiter son développement.

Mieux vaut intervenir le plus tôt possible et impérativement avant 5 % de destruction du feuillage. La lutte se base sur une succession de deux à trois traitements bien spécifiques, avec des spécialités à action rétroactive et / ou antisporulante. Il convient d’alterner les matières actives (selon les conditions climatiques).

Pour le premier traitement, il est important d’avoir un effet choc sur la propagation de la maladie : il est vivement recommandé d’intervenir avec un mélange fongicide Proxanil + Ranman Top. Ce mélange est composé d’une matière active pénétrante (cymoxanil), pour lutter contre les contaminations ayant eu lieu dans les 48h avant l’application ; d’une translaminaire (cropamocarbe), qui permet de limiter la production de spores issus des contaminations antérieures à ces 48h ; et une sporicide (cyazofamide), qui assure une action sur la viabilité des spores produites et une très bonne protection du feuillage sain.

Une deuxième intervention est préconisée dans les trois jours : à raisonner en fonction des conditions météorologiques, avec un produit rétroactif (Cymbal 45), en y associant un produit sporicide ou antisporulant du type Ranman Top, Infinito, Revus (ou un produit tout formulé comme Remiltine Flex) en cette période de fin de pousse active/végétation stabilisée. Attention, ne pas augmenter la dose de cymoxanil en faisant des cocktails de produits, 100 à 120 grammes de cette matière active suffisent. C’est le premier traitement qui est le plus important dans cette stratégie.

Une troisième application antisporulante uniquement (plus besoin de l’effet d’un retroactif comme avec le cymoxanil) est à réaliser dans les cinq à sept jours après, avec les mêmes types de produits.

Il est important par la suite de maintenir pendant quelques semaines un niveau de protection élevé et de préférer des produits très peu lessivables.

Dans tous les cas, ne pas stopper les interventions et continuer à protéger le feuillage sain des parcelles. Si, pour toutes raisons, des producteurs seraient tenter d’abandonner la protection fongicide de leur parcelle, créant ainsi un immense foyer infectieux, cette stratégie conduirait d’autant plus à la perte de nombreux hectares de cultures avoisinantes.

A savoir qu’il faudrait au moins deux ou trois semaines de forte chaleur et de faible hygrométrie pour espérer assainir quelque peu la situation.

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