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Dégâts de pyrale à la base d’une feuille de maïs en 2018 en Pays de la Loire Messagerie Pays de la Loire

Pyrales et sésamies : ayez le réflexe broyage !

27 septembre 2018

Après la récolte du maïs, il est recommandé de gérer au plus tôt le risque foreurs - pyrale et sésamie -, qui a encore atteint un niveau élevé cet été dans notre région. Pour ce faire : broyer, dessoucher et enfouir les résidus pour éliminer les chenilles. Une lutte à mener à un niveau collectif : pensez à sensibiliser votre entourage !

Encore de nombreux symptômes de foreurs cette année dans les maïs de notre région. Dès le début septembre, on pouvait trouver des larves de papillons - pyrale mais aussi sésamie - déjà logées dans les collets, au niveau du sol où elles vont hiverner.

Broyage et incorporation des cannes de maïs : une prophylaxie efficace

• Le broyage systématique, fin et au ras du sol, réalisé au plus tôt après la récolte avec un broyeur à axe horizontal permet de détruire les larves ou de les exposer au froid et aux prédateurs. Cette intervention permet d’éliminer 50 à 70% des larves.

NB : en maïs grain, le broyeur sous bec des moissonneuses n’a pas une efficacité suffisante en comparaison à un passage spécifique de broyeur post-récolte.



Résultats de 6 essais réalisés dans le Sud-Ouest :

• L’incorporation des résidus est la seconde étape indispensable qui réduit encore les chances de survie des larves. Le labour, permettant d’enfouir à une plus grande profondeur, sera plus efficace que les autres techniques de travail du sol.

Autres avantages agronomiques du broyage

La mise en œuvre de ces leviers est également très utile pour réduire le risque de fusariose et de mycotoxines si la culture suivante est un blé.

Mélangés à la terre, les résidus se dégradent mieux et piègent de l’azote. Ainsi, en récolte tardive, l'incorporation des résidus de récolte dans les premiers centimètres du sol est un des rares moyens efficaces pour piéger le nitrate à l'automne.

La sésamie encore présente au nord Loire cette année

Régulièrement observé au sud de la région (Vendée, vallée de la Loire), ce papillon semble prendre ses quartiers de façon endémique au nord Loire : des larves de sésamie ont encore été observées cette année dans plusieurs parcelles au sud Mayenne et en Loire Atlantique.

Plus sensibles au froid que la pyrale, les larves de sésamie ont toutefois pu survivre à la faveur des hivers doux et secs des dernières campagnes. Les températures estivales élevées ont été également favorables à la propagation des papillons des deux espèces, pyrale et sésamie, avec le développement de deux générations au cours de l’été.

Les dégâts sur culture sont similaires à ceux de la pyrale. Si on n’observe pas en détail, les ravageurs peuvent donc être confondus.

Les attaques de sésamie sont en tendance davantage réparties en foyers dans les parcelles avec certains pieds habités par un nombre importants de chenilles.

Casse et verse de tiges dues à la pyrale (photo 1). Les larves passent l’hiver dans les résidus et bas de tiges (photos 2 et 3).

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