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Symptômes de dégâts de pyrale sur cannes de maïs Messagerie Hauts-de-France

Pyrale du maïs : vers des vols très précoces en 2020 ?

04 juin 2020

La pyrale du maïs se développe dans les zones de production du maïs grain et du maïs fourrage. Son incidence sur le rendement et la qualité peut être forte. Pour s'en protéger, il est nécessaire d’observer attentivement ses cultures et de se renseigner sur le déploiement potentiel du prédateur (via le Bulletin de Santé du Végétal notamment).

Même si la pression pyrale semble avoir été plus faible en 2019, une vigilance accrue est toujours de mise vis-à-vis de ce ravageur en 2020.

Première estimation du risque à l’automne 2019

La pyrale est présente dans tous les départements de notre région, à une densité de population variable  (la pression étant plus forte dans le sud des Hauts-de-France). 

Des comptages de plantes présentant un symptôme de présence de pyrale (perforations des tiges/épis, casses de plantes) sont réalisés à l’automne par différents partenaires pour cartographier les zones à risque pour l’année suivante.

Ces cartes sont publiées dans le Bulletin de Santé du Végétal à l’automne à l’issue des observations (carte 1).

Carte 1 : Population larvaire (en nombre moyen de larves par plante) à l’automne 2019 sur des parcelles traitées et non traitées – Extrait du BSV Hauts-de-France

Quelles solutions de protection ?

Les méthodes de lutte sont agronomiques, biologiques et chimiques.

Le broyage des cannes et des bases de plantes juste après la récolte et le labour permettent la destruction des larves diapausantes à l’entrée de l’hiver. Cette intervention agronomique est nécessaire pour freiner le développement de la pyrale pour les années suivantes.

En cours de campagne, le piégeage a pour but de repérer le début et le développement du vol de papillons afin de positionner au mieux la lutte contre ce ravageur. En effet, pour être efficaces, les interventions en végétation (trichogrammes et chimie) doivent être correctement positionnées dans le temps par rapport au vol des papillons.

Au tout début du vol des papillons, la dépose de trichogrammes (lutte biologique) permet de limiter la proportion d’œufs de pyrale viables. Le trichogramme est une toute petite guêpe qui pond ses œufs dans les œufs de pyrale, stoppant ainsi leur développement. Les diffuseurs (photo 1) déposés dans les champs contiennent des œufs de trichogrammes à différents stades. La sortie échelonnée des trichogrammes adultes  (photo 2) permet ainsi de mieux couvrir la période de ponte des pyrales.


Photo 1 : diffuseur de trichogrammes


Photo 2 : trichogrammes adultes

La lutte chimique vise, selon les spécialités commerciales (Pyréthrinoïdes ou de Coragen), les œufs ou/et les jeunes larves de pyrale avant qu’elles ne pénètrent dans la tige. Il n’existe pas de lutte curative après la pénétration de la larve dans la tige.

Quel risque pour 2020 ?

La somme des températures en base 10 depuis le 1er janvier constitue un bon indicateur de la précocité des premiers vols de pyrale (figures 1 à 4), en complément des relevés de piégeages.

Sans surprise, l’année 2020 (courbe en pointillé marron) est chaude et sur la même dynamique que 2018. Les débuts de vols pourraient donc être 10 à 15 jours plus précoces que la normale (courbe verte).

Figures 1 à 4 : Indicateur potentiel de la précocité des débuts de vol de pyrale, selon le cumul de températures (base 10°C à partir du 1er janvier 2020) selon différentes stations météo régionales

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