En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Un papillon : pyrale sur une feuille de maïs Messagerie Nord

Pyrale du maïs : une intensité de vols plutôt moyenne

29 juillet 2021

La fraîcheur enregistrée depuis le printemps a aussi bien retardé le développement des maïs que l'arrivée des papillons de pyrale.

Après une période fraîche et pluvieuse, le retour de températures plus chaudes profite bien aux maïs. Dans la région, les parcelles les plus avancées arrivent au stade floraison.

Avant de prendre la décision d’intervenir contre la pyrale, plusieurs éléments sont à considérer :
- la « pression sanitaire » dans laquelle la parcelle se trouve,
- le choix de la lutte (biologique ou chimique) car en dépend le positionnement de l’intervention.

La pyrale est présente dans tous les départements de notre région, à une densité de population variable. Des comptages de plantes présentant un/des symptômes révélant la présence de pyrale sont réalisés à l’automne par différents partenaires pour cartographier les zones à risque pour l’année suivante. En 2020, la grande majorité des parcelles présentaient des dégâts pouvant aller jusqu’à 50 % de pieds touchés (cartes 1 & 2). Cependant, le constat était assez similaire à celui établi à l’automne 2019. A noter que nous n’avons que très peu d’observations réalisées dans le Nord / Pas-de-Calais.

Carte 1 : Pourcentage de pieds de maïs touchés par la pyrale à l’automne 2020 en veille de récolte en Champagne-Ardenne
Pourcentage de pieds de maïs touchés par la pyrale à l’automne 2020 en veille de récolte

Source : BSV Champagne-Ardenne avec la contribution des observateurs du BSV, de la chambre d’agriculture de la Marne et de la coopérative CERESIA

Carte 2 : Pourcentage de pieds de maïs touchés par la pyrale à l’automne 2020 en veille de récolte en Hauts-de-France
Pourcentage de pieds de maïs touchés par la pyrale à l’automne 2020 en veille de récolte

Source : BSV Hauts-de-France avec la contribution des observateurs du BSV, de la Fredon HDF et de la coopérative CERESIA

Quels moyens de lutte ?

Avant d’évoquer les méthodes de lutte en culture, il faut rappeler que des mesures prophylactiques peuvent être mises en place après la récolte du maïs afin de limiter le développement du ravageur pour la campagne suivante. Si cela n’est pas réalisé, les larves de pyrale passeront l’hiver cachées dans le bas des tiges de maïs, elles ne craignent pas le gel… Ainsi, pour les parcelles très touchées, un broyage fin des résidus de cannes après récolte est recommandé car il va détruire directement une partie des larves et en exposer d’autres aux prédateurs et aux parasites (la pluie et les températures douces favorisant l’activité de pathogènes sur les larves). Le labour encore souvent pratiqué dans la région est également un plus car il va enfouir les cannes broyées et limitera la population de pyrale capable d’infester les maïs au printemps suivant.

Au tout début du vol des papillons, le lâcher de trichogrammes permet de limiter la proportion d’œufs de pyrale viables. Le trichogramme est une toute petite guêpe qui pond ses œufs dans les œufs de pyrale, stoppant ainsi leur développement. Les diffuseurs déposés dans les champs contiennent des œufs de trichogrammes à différents stades. La sortie échelonnée des trichogrammes adultes permet ainsi de mieux couvrir la période de ponte des pyrales. Il est donc nécessaire de déposer les trichogrammes dès le début du vol des pyrales.

En dehors de cette lutte biologique, l’objectif de la lutte chimique est, selon les spécialités commerciales, d’atteindre les œufs ou/et les jeunes larves de pyrale avant qu’elles ne pénètrent dans la tige. Pour être efficaces, les interventions chimiques doivent être positionnées au pic de vol. Il n’existe pas de lutte curative après la pénétration de la larve dans la tige.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Dans le cadre du BSV (et autres réseaux), les pièges mis en place ont pour objectif de repérer le début du vol des papillons. Le comptage des papillons permet d’estimer le pic de vol.

Le réseau d’observation au travers du BSV Champagne-Ardenne permet de suivre sur une vingtaine de pièges le début du vol de pyrales et d’appréhender son évolution sur plusieurs semaines.

Les deux-tiers des pièges sont actifs cette semaine. Le graphique ci-dessous montre l’évolution, en comparaison aux dernières années, du nombre moyen de capture de papillons de pyrale par piège (calculé uniquement sur les pièges actifs). En 2021, l’intensité du vol semble moyenne.

Figure 1 : Nombre moyen de papillon de pyrale piégé par piège en Champagne-Ardenne
nombre moyen de papillon de pyrale piégé par piège

Source : BSV Champagne-Ardenne du 21/07/2021

Figure 2 : Nombre moyen de papillon de pyrale piégé par piège en Hauts-de-France
Nombre moyen de papillon de pyrale piégé par piège en Hauts-de-France

Source : BSV Hauts-de-France du 20/07/2021

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10