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Dégâts de pucerons sur des maïs en cours de levée Messagerie Centre / Nord / Ouest

Pucerons sur jeunes maïs : surveiller les niveaux d’infestation

06 mai 2020

L’hiver doux a été largement favorable à l’arrivée puis au maintien de populations de pucerons sur cultures d’hiver. Leur présence est actuellement signalée sur de nombreuses cultures et le temps orageux leur est favorable. Les populations étant abondantes, des pucerons ailés commencent à coloniser les parcelles de maïs. Faut-il s’inquiéter de leur présence aux stades précoces du maïs ?

Observer sa parcelle pour connaître les risques

Il est important de déterminer l’espèce et le nombre de pucerons présents par pieds afin de décider d’une intervention. Pour rappel, il existe différentes espèces de pucerons sur maïs (tableau 1). La plus à craindre aux stades précoces de la culture est Metopolophium dirhodum. Généralement observé sous les feuilles de la base, ce puceron de couleur vert amande transmet une salive toxique (toxémiase) à la plante, qui a pour effet de ralentir sa croissance. Il peut ainsi être à l'origine de dégâts significatifs, d’autant plus que le maïs est jeune et stressé et que les individus sont présents en nombre. 

L'intoxication se traduit par le jaunissement des jeunes feuilles du cornet foliaires, avec apparition de stries longitudinales fines et blanchâtres. Les feuilles prennent un aspect gaufré. Ces striures donnent un aspect jaunâtre à la parcelle. D’autres symptômes peuvent parfois s’exprimer tels que l’enroulement des feuilles les plus jeunes. Elles se dérouleront difficilement et présenteront des déchirures à la base du limbe.

Tableau 1 : Seuil de nuisibilité pour les différentes espèces de pucerons présentes sur maïs

Des pucerons porteurs de viroses ?

Les trois principales espèces de pucerons observées sur maïs (tableau 1) sont également susceptibles de transmettre des virus (jaunisse nanisante de l’orge ou, plus rarement, mosaïque nanisante).En année normale, la nuisibilité de ces viroses sur maïs demeure relativement limitée, mais si le temps de résidence des pucerons est important (> 8-10 jours), la transmission précoce pourra se faire à un grand nombre de plantes. Elle pourrait alors avoir une incidence significative.

Intervenir en cas de dépassement du seuil de traitement

De la levée à 7-8 feuilles, le maïs est très sensible aux attaques de pucerons. Sur des stades plus avancés, les plantes peuvent supporter des infestations plus importantes. Pour Metopolophium dirhodum, une intervention avec du Karaté Zéon ou du Karaté K sera nécessaire en cas de franchissement du seuil : dès 5 pucerons par plante pour les maïs à 4 feuilles ou moins ; dès 10 pucerons par plante pour les maïs entre 5 et 6 feuilles (tableau 1). Attention cependant, en cas de forte sécheresse, ces seuils doivent être abaissés.

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