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Famille de pucerons verts (sitobion avenae) dans une feuille de céréales en avril 2020, en Poitou-Charentes Messagerie Poitou-Charentes

Pucerons des épis sur céréales : pas de traitement avant le stade épiaison

16 avril 2020

Alors que les céréales sont en cours de montaison, les pucerons des épis sont déjà observés sur les feuilles. Il faut attendre le stade épiaison pour évaluer le risque et intervenir si le seuil d’intervention est atteint.

Parmi les espèces présentes, seul Sitobion avenae monte sur les épis. En aspirant la sève des plantes, le puceron de l’épi peut provoquer certains dommages avec une limitation du poids de mille grains lors d’infestations significatives.

Comment reconnaître Sitobion avenae ?

De 2 à 3 mm, avec une forme allongée et une couleur variant du vert au rouge en passant par le jaune, Sitobion avenae présente des cornicules noires droites caractéristiques (= appendices situés de part et d’autre de la partie postérieure de l’abdomen). Au printemps, la population est principalement constituée de femelles parthénogénétiques qui pondent des larves, la reproduction parthénogénétique étant accélérée de façon très importante en conditions chaudes.


Photo 1 : reconnaissance d’un puceron adulte aptère.


Photo 2 : femelle parthénogénétique avec des larves.

Que faire ?

► Inutile d’envisager un traitement avant épiaison contre les pucerons sur feuilles, même si la population est importante. La nuisibilité reste faible à ce stade.

► Les auxiliaires peuvent limiter les populations de pucerons, les préserver au maximum et éviter les interventions insecticides trop précoces. Dans la plupart des cas, on observe simultanément une bonne activité des auxiliaires (coccinelles, syrphes, chrysopes et micro-hyménoptères).

► Le seuil d’intervention à partir d’épiaison est d’un épi sur deux infesté par au moins un puceron. C’est la dynamique de la population au travers du nombre de pucerons présents sur épi qui est l’indicateur déterminant de la nuisibilité. Tant que les seuils de traitement ne sont pas atteints, il est préférable de ne pas intervenir : un traitement insecticide pourrait en effet détruire inutilement les auxiliaires et provoquer la pullulation de pucerons, non régulés. Le seuil de traitement préconisé est lorsqu’un épi sur deux est colonisé à partir de l’épiaison et doit être considéré comme un seuil en-deçà duquel il n’a pas été mis en évidence de forte nuisibilité.

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