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Conditions météo et prolifération de pucerons Messagerie Centre / Ile-de-France / Auvergne

Céréales : la météo actuelle est-elle favorable aux pucerons et cicadelles ?

29 octobre 2020

Une baisse des températures moyenne a marqué le début du mois d’octobre. Depuis, les précipitations et le thermomètre font le yoyo. Quel impact peuvent avoir ces conditions climatiques changeantes sur l’activité des pucerons et des cicadelles, vecteurs de viroses ?

La vie des pucerons est très conditionnée par la météo. Les températures journalières notamment peuvent exercer une influence importante sur leur activité. Par exemple, la multiplication des individus est d’autant plus importante que les températures sont élevées. Avoir en tête certains seuils, bien qu’indicatifs, peut être utile pour identifier les périodes propices à l’observation des pucerons et estimer l’évolution des populations.

- A partir de 12°C environ, les individus ailés peuvent reprendre le vol. Une migration vers des parcelles indemnes de colonies est ainsi possible. L’absence de pluie est d’autant plus favorable aux vols.

- Avec des températures inférieures à 3°C, les pucerons ne sont pas actifs mais ils peuvent survivre ! Au laboratoire, le seuil de mortalité significative est bien plus bas : entre -5 et -12°C en fonction des espèces.

Si les précipitations peuvent limiter les nouvelles arrivées d’ailés dans la parcelle, elles affectent peu la prolifération et la dissémination des pucerons aptères dès lors que les températures restent douces.

Douceur et peu de pluies : des conditions favorables aux pucerons

Depuis le 21 octobre, et au moins jusqu’au 2 novembre, la douceur qui s’est installée sur la région est idéale pour l’arrivée des ailés dans les parcelles et la multiplication des aptères déjà en place sur les plantes. Les quelques créneaux ensoleillés annoncés pour ce week-end de la Toussaint faciliteront leur observation. Il faudra donc saisir cette opportunité pour faire le point !

Figure 1 : Températures et précipitations moyennes enregistrées entre le 1er septembre et le 27 octobre 2020 sur trois stations météo de la région (comparaison aux températures moyennes des 10 dernières années)




L’observation des pucerons dans les parcelles est primordiale pour évaluer le risque. La fréquence de plantes habitées dans la parcelle reste le seul indicateur pertinent. Sur jeune plante, les pucerons sont assez facilement visibles sur les feuilles à condition de respecter quelques règles pour l’observation :
Où ? Privilégier les zones à risque de vos parcelles : proches des haies ou de réservoirs potentiels tels que des bandes enherbées, jachères, maïs…
Comment ? Rechercher la présence de pucerons sur des séries de 10 plantes (plusieurs lignes de semis).
Quand ? Privilégier si possible les conditions ensoleillées, durant les heures les plus chaudes de la journée (fin de matinée et début d’après-midi). Tôt le matin ou en conditions froides et pluvieuses, les pucerons sont beaucoup plus difficiles à voir car ils sont souvent positionnés à l’insertion des feuilles ou au pied des plantules.

Pour en savoir plus, consultez l’article « Comment observer les pucerons sur les plantes pour évaluer le risque au jour le jour ? ».

Il est recommandé d’intervenir quand la présence de puceron(s) est observée dans la parcelle pendant plus de 10 jours ou dès lors que 10 % des plantes sont porteuses de pucerons.

Pour en savoir plus, consultez l’article « Lutte insecticide contre les pucerons : mieux vaut tard que jamais ! ».

N’oubliez pas les Cicadelles !

L’activité de la Cicadelle Psammotettix alienus, vectrice du virus responsable de la maladie des pieds chétifs (WDV), est aussi étroitement liée aux températures et aux journées ensoleillées.
Les situations les plus à risque sont les levées les plus précoces, la présence de repousses de graminées dans les parcelles voisines, les zones bien exposées au soleil ou bien abritées (bordées de haies, de bois…), à proximité d’une parcelle dans laquelle il y a eu récemment un retournement de repousses (déplacement des cicadelles).
La lutte contre ces ravageurs passe avant tout par l’observation des parcelles, les plus à risque étant prioritaires. Mais, contrairement aux pucerons, le piégeage constitue un indicateur de risque fiable : l’intervention est conseillée quand le nombre total des captures hebdomadaires dépasse 30 cicadelles Psammotettix alienus, ou bien, dans le cas d’un suivi bihebdomadaire, lorsqu’il y a un écart d’une vingtaine de captures entre deux relevés (accroissement de l’activité des cicadelles). Une observation directe des cicadelles sur la parcelle peut également être pratiquée lors d’une période ensoleillée, la plus chaude de la journée. En parcourant la parcelle à différents endroits, si une forte activité est observée (observation sur 5 points de la parcelle faisant sauter devant soi au moins 5 cicadelles pour chaque point), le traitement est conseillé.

Pour en savoir plus, consultez l’article « observer les cicadelles aux heures les plus chaudes de la journée ».

Les publications du bulletin de santé du végétal, les messages et observations des organismes économiques et de développement sont des sources d’informations précieuses pour connaître l’évolution du risque.

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2 commentaires 09 novembre 2020 par TREGUIER

Bonjour. Pour optimiser l'efficacité du traitement insecticides, il faut privilégier les conditions suivantes : - Intervenir de préférence quand le temps est propice à la « sortie » des pucerons (ensoleillé, températures douces…) car il s'agit de produits de contact. - Avec un volume de bouillie de 150 l/ha minimum - En évitant si possible des conditions extrêmes comme des températures très élevées ou un temps très sec (plutôt rare à l'automne...). - Peu importe le moment de la journée. - Eviter d'intervenir juste avant l'annonce de grandes quantités de pluies pour éviter le lessivage du produit (c'est un produit de contact). Cordialement, Agnès TREGUIER - Ingénieure régionale Centre

08 novembre 2020 par Lebourg

Bonjour, j’ai besoin d’informations supplémentaires, le traitement insecticide, à quelle moment est il le plus efficace ? Fin de matinée ? Journée ensoleillée ? Nuageuse ? Merci .

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