En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
larves de doryphores sur feuille de pomme de terre Bioagresseurs

Protection intégrée : pour les pommes de terre aussi

05 août 2014

Téléchargeable gratuitement sur le site d’ARVALIS-Institut du végétal, une plaquette rassemble les techniques efficaces de réduction des risques de bioagresseurs. Et la recherche continue à avancer.

La prophylaxie rassemble les différentes mesures permettant de prévenir l’arrivée ou la propagation d’une maladie ou d’un ravageur. Perturber le cycle du parasite, en installant un environnement moins favorable ou hostile à son développement, a par exemple une réelle efficacité sur la culture de la pomme de terre.

Selon la cible, la prophylaxie peut reposer sur la rotation, le choix de la parcelle, le travail du sol, la qualité des plants, le choix variétal, la conduite de la culture, les mesures d’hygiène sur les équipements et/ou la gestion de l’environnement proche de la parcelle. La gestion des tas de déchets y contribue car la rapidité d’extension de l’épidémie de mildiou est fonction, entre autres, de la densité en tas de déchets et du ratio de pomme de terre dans la SAU régionale. Téléchargeable gratuitement, la plaquette "Pomme de terre – les techniques efficaces de réduction des risques de bioagresseurs", s’articule autour de tableaux d’efficacité des mesures prophylactiques utilisables en pomme de terre. D’autres leviers doivent être actionnés comme l’utilisation de variétés plus résistantes aux bio-agresseurs et le raisonnement des applications fongicides (Mileos®).

Jusqu’à 50 % d’économie de produits

Le défanage mixte, qui combine le mécanique à la chimie, permet d’économiser jusqu’à 50 % de produits phytopharmaceutiques par rapport aux pratiques classiques.

Les recherches sont toujours en cours sur les moyens opérationnels à mettre en œuvre pour la lutte biologique ou les autres techniques alternatives en grandes cultures. Elles offrent de belles perspectives. Des travaux sont engagés sur les auxiliaires (par exemple pour lutter contre les pucerons ou les limaces). Plus prospective, l’écologie chimique s’intéresse aux relations ravageurs-plantes hôtes et permet d’envisager la lutte par confusion, plantes pièges et/ou innovations génétiques. Ces travaux nécessiteront toutefois encore de nombreuses années de recherche avant d’aboutir à de nouvelles solutions opérationnelles utilisables au champ.

Pour en savoir plus :
- www.grandes-cultures.ecophytopic.fr
- www.pure-ipm.eu

Une protection avant tout préventive

Né en 1959 aux Etats-Unis, le concept de Protection intégrée des cultures (PIC) s’impose en Europe dès cette année 2014 selon la Directive 2009/128/CE «utilisation durable des pesticides». Il en existe plusieurs définitions. La plus récente, adoptée dans le cadre du projet européen Endure, met en avant l’approche durable de la PIC pour lutter contre les organismes nuisibles (champignons, ravageurs, adventices) en combinant des méthodes biologiques, agronomiques et chimiques de manière à limiter les risques sanitaires, économiques et environnementaux. Le concept PIC ne repose pas seulement sur la combinaison de différentes mesures de contrôle mais implique une hiérarchie très claire de ces mesures (figure) en donnant la priorité aux mesures préventives. Il s’agit de fait d’un processus continu qui intègre des solutions innovantes.

PIC : hiérarchiser les mesures de lutte



Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Concept de la protection intégrée des cultures selon l’OILB (Organisation internationale de lutte biologique et intégrée contre les animaux et les plantes nuisibles), 2013

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10