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Fusarioses des épis de blés

Projet EcoFusa : de l’utilisation raisonnée des fongicides aux méthodes de luttes alternatives

04 avril 2011

Début janvier 2011, le projet EcoFusa a démarré, avec pour objet de recherche la fusariose des épis de blés. Il est piloté par ARVALIS-Institut du végétal associé aux unités BIOGER et MycSA de l’INRA et bénéficie du soutien financier CASDAR.

La fusariose de l’épi est une maladie du blé très difficile à cerner : en effet, elle est induite par un complexe de plusieurs espèces de champignons des genres Fusarium et Microdochium, ayant des caractères épidémiologiques différents, productrices ou non de toxines et plus ou moins abondantes sur le territoire. Cette maladie peut occasionner certaines années des pertes importantes de rendement. Mais surtout, elles peut s’accompagner de l'accumulation de mycotoxines dans les grains, dont le déoxynivalénol (DON), toxine réglementée en Europe depuis 2006 pour les blés destinés à l’alimentation humaine. 

Affiner les connaissances sur les espèces fongiques…

Que ce soit en matière d'itinéraires techniques, de choix variétal ou de positionnement des traitements fongicides, les conseils aux agriculteurs pour réduire le risque « fusarioses » ne peuvent se faire de manière pleinement pertinente sans une information sur les espèces de Fusarium et Microdochium présentes, leurs fréquences relatives et leurs niveaux de sensibilité aux différentes matières actives.

L’efficacité des méthodes de lutte actuelles peut se montrer limitée du fait que ces espèces ne présentent pas la même sensibilité intrinsèque aux matières actives fongicides, et que certaines aient sélectionné des résistances à quelques familles couramment utilisées.
Ainsi, dans un objectif de réduction des pesticides, un des enjeux majeurs pour les années à venir sera de quantifier les espèces fongiques en présence pour une compréhension plus fine et précise des liens directs existant entre flore, pratiques culturales et contamination en mycotoxines et ainsi éviter les traitements inutiles.

Et proposer de nouvelles solutions techniques

Ce projet a pour objectif majeur de mieux comprendre les interactions entre plante / pathogènes / toxines à travers leurs modulations par les pratiques agronomiques et le climat. Il va s’appuyer sur la mise à disposition des outils moléculaires de quantification des principales espèces de Fusarium et Microdochium, Ces connaissances permettront de proposer aux agriculteurs des itinéraires techniques innovants adaptés à la lutte contre la fusariose visant à réduire l’utilisation actuelle de fongicides ou utilisant de nouvelles molécules d’origine biologique.

Le projet se décline en 3 tâches qui se dérouleront sur 3 ans:
- Tâche 1 : quantification des principales espèces fongiques du complexe fusarien présentes sur le territoire français en relation avec les pratiques agricoles et le climat.
- Tâche 2 : évaluation de pratiques alternatives aux fongicides : lutte agronomique et lutte génétique.
- Tâche 3 : raisonner la lutte chimique : optimisation des traitements classiques et évaluation de nouvelles molécules issues de la chimie verte.

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