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Chantiers d'arrachage

Pommes de terre : comment limiter le risque d’endommagement

03 octobre 2013

Fractures, noircissement interne… Bon nombre de blessures sur les tubercules peuvent être évitées en respectant certains principes de précaution lors de la récolte ou lors du nettoyage. Tour d’horizon des différents leviers d’action.

Prendre en compte les sensibilités variétales

Chaque variété possède une sensibilité particulière pour chacun des deux types d’endommagement (fractures ou noircissement interne). Il convient de se référer aux caractéristiques des fiches variétales pour connaître a priori le niveau de risque attendu mais attention aux conditions particulières de l’année qui peuvent notamment accentuer la teneur en matière sèche des tubercules (voir Les Fiches variétés).

Contrôler la teneur en matière sèche des tubercules

Bien que la sensibilité variétale intervienne, on peut estimer que le risque s’accroît fortement dès que la teneur en matière sèche dépasse 21 % env. L’influence de ce facteur sera d’autant plus amplifiée que les tubercules auront une mauvaise turgescence, réduite par une mauvaise alimentation en eau ou une forte transpiration.

Ne pas récolter en situation trop sèche

Une trop forte proportion de mottes sèches sur les chaînes de l’arracheuse peuvent augmenter le nombre d’impacts sur les tubercules. Dans ce cas, à moins d’irriguer la parcelle avant récolte, il préférable de s’abstenir. Si l’équipement est disponible, appliquer une vingtaine de millimètres d’eau 2 à 3 jours avant l’arrachage pour assouplir le sol en profondeur tout en évitant un excès d’humidité et pour laisser le temps aux tubercules de réduire leur sensibilité. La température idéale d’arrachage est comprise entre 12 et 18°C.

Ne pas manipuler des tubercules trop froids

Si cet aspect est mineur pour les récoltes de début de campagne ou au contraire on évitera de récolter des tubercules à plus de 20°C pour faciliter leur rapide refroidissement en stockage, c’est un élément à ne pas négliger pour les arrachages d’automne, lorsque les nuits froides abaissent la température des buttes en dessous de 10°C. Du fait de leur rôle de tampon thermique elles ne se réchauffent que progressivement en cours de matinée mais reste plus chaudes en soirée.

Limiter les hauteurs de chute

Les hauteurs de chute ne doivent pas dépasser 25 à 30 cm, quelque que soit le site de manipulation des tubercules. Au champ, descendre au maximum le col de cygne de l’arracheuse simplifiée dans les remorques ou l’extrémité de la table de visite de l’arracheuse combinée dans la trémie et utiliser les amortisseurs de chute pour le début de remplissage. A la réception et au conditionnement vérifier les différents points de chute aux liaisons entre équipements et au point de dépose final des tubercules.

Ne pas trop accélérer les tubercules

C’est l’énergie cinétique accumulée par le tubercule qui déterminera l’intensité de l’impact, aussi sur le chantier d’arrachage convient-il de rechercher un rapport VRC/VAC proche de 1 (VRC = vitesse de rotation des chaînes, VAV =la vitesse d’avancement) et de ne pas dépasser 40 m/mn pour la vitesse d’avancement des tapis et bandes transporteuses sur les chantiers à poste fixe.

Vérifier gainages et protections

L’ensemble des dispositifs amortisseurs de chutes doit être maintenu propre et en bon état pour freiner au mieux l’impact, tout particulièrement lorsque s’opère un changement de direction pour le flux de pommes de terre.

Régler au minimum nécessaire l’agressivité des organes de nettoyage

Secouage, effaneurs, rouleaux déterreurs, pente d’évacuation des tubercules …, tout en jouant leur rôle, doivent être paramétrés au mieux pour ne pas accroître le risque de blessures.
L’appoint de caméras de surveillance des organes arrière facilite le réglage en continu de la machine par le chauffeur en fonction des conditions réelles rencontrées.

Ces précautions doivent assurer une récolte de tubercules mûrs, exempts d’endommagements garants d’une bonne conservation et d’une mise en marché valorisée.

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