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Parcelle de luzerne Agriculture biologique

Cinq fermes-types de grandes cultures bio dévoilent leurs performances

10 juillet 2019

Pour donner quelques repères technico-économiques aux producteurs de grandes cultures en réflexion sur leur exploitation, ARVALIS a construit, avec divers partenaires(1), cinq fermes-types. Quelle rentabilité peut-on dégager lorsque l’on passe en bio ? Quel temps de travail ? ...

Ces fermes-types décrivent des réalités pouvant être couramment observables dans les situations de production ciblées. Ce sont des exemples de situations existantes mais sans valeur de représentativité.

Elles sont implantées dans le sud du Bassin Parisien, à l’est de la Bretagne, dans les Deux-Sèvres, en moyenne vallée du Rhône et dans les coteaux du Gers (figure 1). Avec des rotations de 3 à 9 ans, pour des SAU allant de 90 à 180 ha, elles se distinguent par la présence ou non de légumineuses pluriannuelles (luzerne ou prairies temporaires) et d’irrigation (tableau 1).

Figure 1 : Localisation des 5 fermes-types de grandes cultures bio

Tableau 1 : Caractéristiques des fermes-types de grandes cultures bio

Des systèmes rentables mais aux profils économiques très variables

La structure d’exploitation (SAU, main-d’œuvre, parc matériel), les rotations et itinéraires techniques, le prix d’achats des intrants, les rendements et prix de vente ont été décrits dans l’outil SYSTERRE, afin d’évaluer les performances techniques, économiques et environnementales de ces fermes-types.

L’analyse réalisée sur les cinq fermes-types bio témoigne de systèmes rentables : sur la période 2013-2017, l’excédent brut d’exploitation (hors aides spécifiques AB) se situe entre 500 et 930 €/ha (tableau 2). Les rendements plus faibles qu’en conventionnel sont notamment compensés par des prix de vente actuellement plus rémunérateurs (420 €/t en moyenne en blé meunier, sur les cinq fermes-types). En outre, leur rentabilité est moins variable : les rotations plus diversifiées et les prix de vente plus stables confèrent une robustesse économique plus importante à ces exploitations, sous réserve d’une maîtrise technique des parcelles, d’une optimisation des charges et d’une bonne valorisation des productions.

Les charges opérationnelles sont généralement plus faibles qu’en conventionnel ; les principaux postes sont les engrais et les semences (entre 139 € et 350 €/ha hors irrigation, selon les fermes-types).

À l’inverse, les charges de mécanisation et de main-d’œuvre sont, en tendance, plus élevées (entre 443 et 661 €/ha, hors irrigation).

La charge de travail peut être très variable : entre 5 et 10 h/ha d’intervention au champ, en moyenne, sur les cinq fermes-types, incluant le recours éventuel à des interventions par entreprise de travaux agricoles. Elle dépend très fortement des cultures en place, du recours ou non à l’irrigation, et de la stratégie de conduite des cultures choisie par l’agriculteur, notamment pour la maîtrise des adventices. Les pointes de travail s’observent avant tout en période estivale (récoltes, triage et stockage éventuel, désherbage manuel éventuel sur cultures d’été) et, selon la part des cultures d’hiver et d’été, en automne et/ou au printemps pour les interventions de travail du sol, semis et désherbage mécanique et manuel.

Tableau 2 : Résultats technico-économiques observés sur les 5 fermes-types de grandes cultures bio (moyennes 2013-2017)

Retrouvez plus d’informations sur les pratiques mises en œuvre et les performances technico-économiques de chaque ferme-type de grandes cultures bio en cliquant sur celle de votre choix :
- Sud Bassin Parisien
- Bretagne Est
- Deux-Sèvres
- Moyenne vallée du Rhône
- Côteaux du Gers

(1) Chambres d’agriculture d’Ile-de-France, de Bretagne, de la Vienne, de la Drôme et du Gers, Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie, FRAB Nouvelle Aquitaine, Terres Inovia, ITAB, Agribio Union

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6 commentaires 13 juillet 2019 par GOSSELIN

Et dans le nord, où sont les références ?

12 juillet 2019 par LE NEILLON

@ Sublet : C'est vrai, je me suis enflammé... tellement je vois la réalité du terrain des fameux " bio " voisins... Ils font les beaux au marché avec des produits de la ferme, qui bizarrement en temps que voisin, je ne vois pas la production...mais bon, on est sous couvert de la chambre d'agriculture...et autres pseudos organismes de la bien-faisance... @ Bigard : Je vous rejoins complètement.

12 juillet 2019 par BIGARD

Formidable , il n'y a qu'à dire comme cela ! Un pool de partenaires pour tirer des plans sur la comète , sans le moindre centre comptable ou de gestion . De doux rêveurs à la fois juges et partie FRAB, ITAB,AGRIBIO Union ou tout droit sortis de leurs bureaux de Chambres d'agricultures . Il existe pourtant en France des exploitations bio. pourquoi ne nous présente t'on pas plutôt les résultats comptables de ces exploitations en oubliant pas d'y adjoindre la main d'oeuvre gratuite mais bien réelle travaillant sur ces structures , enfants, parents retraités etc...

12 juillet 2019 par SUBLET

Bonjour, le neillon Il faut revoir vos fondamentaux de comptabilité, l'EBE n'est pas" le résultat" Cdt

12 juillet 2019 par TESSIER

Pour plus de compréhension il manque qqs éléments de calcul.

12 juillet 2019 par LE NEILLON

Résultat Vallée du Rhone... 31 qx à 420 €/tonnes = 1302 € charges opérationnelles: 567 € charges mécanisations et main d'oeuvre: 740 € + le reste que vous ne comptez pas... donc 567 + 740 = 1307 € Résultat... vous bossez pour perdre 5€... Mais vous en étant tranquillou dans votre bureau... vous arrivez à trouver 932 € de résultat. A écrire de telles âneries, vous faites tellement de mal à la profession, bandes de guignols!

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