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La prairie de A à Z

Prairies installées : éviter les pièges d’exploitation

18 avril 2009

La flore d’une prairie est très complexe. Sa dégradation peut être rapide. Le maintien d’une prairie de qualité est avant tout lié à des pratiques adaptées d’exploitation.

Sommaire :

► Conditions climatiques

► Dégâts de ravageurs

► Pratiques d’exploitation

► Pratiques de fertilisation

► Rappels des bonnes pratiques

Les premiers symptômes d’une dégradation sont :

► L’apparition de trous dans le couvert,
► L’apparition de mauvaises herbes annuelles,
► L’apparition de vivaces, voire de plantes toxiques.

On estime qu’une prairie commence à se dégrader quand on a moins de 70 % de bonnes graminées et plus de 15 % de dicotylédones indésirables. Suivant l’état de dégradation, les interventions seront différentes.

Cette dégradation est liée à des conditions climatiques, des dégâts de ravageurs et surtout à des pratiques d’exploitation ou de fertilisation inadaptées.

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Conditions climatiques

Sécheresse ou fortes gelées peuvent être à l’origine d’un début de dégradation, d’où l’importance du choix de l’espèce, de la variété et de la date de semis à l’implantation.

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Dégâts de ravageurs

► Dégâts provoqués par des insectes : larves de taupins, de tipules ou de zabres, avec malheureusement aucun moyen de lutte.
► Dégâts provoqués par les limaces (surtout sur légumineuses), pouvant nécessiter un sursemis voire un ressemis, avec traitement du ravageur au moment du semis.
► Une prolifération de taupinières favorise l’installation de mauvaises herbes, abîme le matériel et dégrade la qualité du fourrage. Le piégeage est indispensable avec un étalement des monticules de terre.
► Une surpopulation de campagnols entraînera une disparition rapide des plantes.

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Pratiques d’exploitation

L’apparition de plantains, de pissenlits, de pâquerettes, d’agrostis stolonifères, … caractérise un surpâturage.

►En conditions limites : alléger le chargement hectare, ou parquer les animaux sur des paddoks avec apports de fourrages au ratelier. Ces parcs dégradés seront ressemés dès que possible.

Un pâturage à l’entrée ou à la sortie d’hivers très pluvieux et humides favorise une dégradation par piétinement.

►Le pâturage par des animaux de petite taille est alors conseillé.

L’appétence du fourrage diminue et entraîne une augmentation des refus, si la mise au pâturage se fait à un stade développé des plantes.

►Mettre les animaux sur la prairie quand la hauteur de l’herbe atteint 15 cm, et si ce n’est pas possible, attendre pour faire une fauche (enrubannage, ensilage, foin).

Les refus peuvent être importants au printemps. Un chargement trop faible au moment de la forte pousse d’herbe entraîne une sous-exploitation.

►Augmenter le chargement à l’hectare ou diminuer la surface à pâturer. Le surplus sera exploité en fauche.

Des disparitions de pieds ou des redémarrages difficiles peuvent être dus à des récoltes tardives, quand l’herbe se couche et qu’elle commence à pourrir du pied.

►Choisir des variétés peu sensibles à la verse et dans la mesure du possible respecter les stades de récolte.

Un redémarrage difficile peut être consécutif à une récolte sur terrain humide avec du matériel lourd.

►Eviter de surcharger les remorques.

Pour les prairies multi-espèces à usage mixte, un mode d’exploitation unique entraîne un déséquilibre de la flore prairiale.

►Faire une alternance fauche-pâture.

Un redémarrage sortie hiver sera plus difficile si le couvert à l’entrée de l’hiver est trop important, favorisant des pourritures foliaires dûes au gel.

►La végétation à l’entrée de l’hiver ne doit pas dépasser 7-8 cm, pour cela faire paître tardivement quand cela est possible ou passer un broyeur.

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Pratiques de fertilisation

L’apparition de plantes comme : le mouron, la grande berce, le géranium, l’ortie, … est due à une surfertilisation minérale ou organique. De plus, certains fumiers contiennent des graines de plantes vivaces (rumex, chiendent, …).

► Diminuer la fréquence des apports, les quantités épandues et revoir son plan de fumure.

A contrario, l’apparition de marguerites, de rhinantes, … caractérise une sous-alimentation en phosphore et potasse.

►Reconsidérer ses apports et revoir son plan de fumure.

Des jaunissements de plantes peuvent être caractéristiques d’une sous alimentation azotée qui fragilise les plantes et favorise l’apparition de maladies (rouilles, fusariose, …), diminuant l’appétence et augmentant les zones de refus.

►Ne pas sous-estimer le potentiel de la parcelle et bien adapter ses apports azotés.

L’apparition de houlque laineuse, de joncs, de mousse, de renoncule bulbeuse, de carex, est le symptôme d’un sol humide, hydromorphe et asphyxié.

►Aérer mécaniquement le sol (herse d’herbage ou étrille) et faire des apports de chaux.

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