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L’application de chaux vive Messagerie Centre / Ile-de-France

Pomme de terre : la prophylaxie contre le mildiou commence dès maintenant

22 avril 2021

En ce début de campagne, l'inoculum primaire de mildiou est potentiellement faible. Mais il ne faut pas pour autant négliger la prophylaxie.

Les conditions climatiques ont été très peu favorables au début des cycles du mildiou au mois de mars. Et les gelées d'avril ont pu détruire le mycelium dans de nombreux secteurs (figure 1).

Figure 1  : Evolution du risque épidémiologique, calculé avec l'outil mileos, depuis le 1er mars sur le poste climatique d’Ouzouer-le-Marché (41)

La courbe orange correspond à la « réserve de spores » présente dans l’environnement (valeur maxi 10). Les bâtons verts indiquent le poids de contamination donnant le risque réel et la recommandation de traitement (il n’y en a pas depuis le début du mois), au-delà d’un seuil fixé en fonction de la sensibilité variétale

Variété sensible (note 1-2-3-4) = 2
Variété intermédiaire (note 5-6) = 3
Variété résistante (note 7-8-9) = 4

Cependant, il convient de ne pas oublier que Phytophthora infestans peut se développer très rapidement en cas de conditions favorables au printemps (hygrométrie élevée et températures douces). Il s’agit donc d’appliquer les règles de prophylaxie comme une année normale en début de campagne.

Gérer les tas de déchets et les repousses pour encore limiter l’inoculum primaire

Chaque année, les tas constitués par les déchets, les écarts de triage et les repousses de pommes de terre sont à l’origine de contaminations précoces en parcelles.

Ces tas non gérés et non bâchés sont une source de contaminations précoces de Phytophthora infestans : c’est ce que l’on appelle l’inoculum primaire. Le mildiou est ainsi disséminé et va contaminer les parcelles alentours. La gestion des tas de déchets est donc une mesure prophylactique primordiale pour maintenir un environnement sain.

Comme chaque année en plaine, de nombreux tas de déchets non gérés sont visibles, ce qui peut induire un inoculum primaire potentiel. Il convient de ne pas attendre que la végétation se développe pour bâcher ces tas de déchets, il faut intervenir le plus rapidement possible.

Deux méthodes pour détruire les tas de déchets

Aucun tas de déchets (rejets issus de triage lors de la mise en conservation ou à la mise en marché) ne doit se trouver à proximité d’une parcelle plantée, d’un fossé ou d’un cours d’eau.



Deux méthodes peuvent être employées pour les détruirre :
➢ Le bâchage sans traitement (possible uniquement si le tas contient beaucoup de terre et s’il n’y a pas de problème d’écoulement de jus). Il s’agit de poser une bâche plastique en bon état (type ensilage) avant l’apparition de toute végétation, en prenant soin de bien la maintenir au sol.

➢ L’application de chaux vive est à privilégier si le tas contient beaucoup de tubercules ou si le risque d’écoulement de jus est important. Cette solution oblige à mélanger de la chaux aux pommes de terre, à raison de 10 % du tonnage à traiter.
Cette pratique exige plus de technicité que la précédente, compte tenu des précautions à prendre pour la manipulation du produit (port de masque respiratoire, gants, lunettes…).

Tous les tas de déchets devront être traités au plus tard au moment des plantations.

Limiter et contrôler les repousses dans les autres cultures

Il n’existe pas de solution chimique efficace à 100 % pour détruire en une seule intervention toutes les repousses de pommes de terre dans les cultures. Il est donc nécessaire d’associer un ensemble de pratiques culturales (ne pas épandre les déchets sur les parcelles cultivées, gérer les repousses mécaniquement et chimiquement) afin de limiter leur effet vis-à-vis du mildiou.

Les techniques d’implantation sans labour doivent être privilégiées pour la culture suivant la pomme de terre.

Privilégier des céréales après une année de culture de pomme de terre. La concurrence et le phénomène « d’étouffement » permettra de limiter les repousses.

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