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chénopodes dans des pommes de terre Lutte contre les adventices

Pomme de terre : bien gérer son désherbage de prélevée

23 avril 2020

Le désherbage en prélevée reste la meilleure façon de lutter contre les adventices en pomme de terre. Afin de garantir son efficacité, il faut choisir des associations adaptées à la flore rencontrée, au niveau d’infestation, aux conditions climatiques de l’année, à la qualité de buttage et au choix variétal.

En culture de pomme de terre, la sélectivité des herbicides est dite de position, c’est-à-dire que l’herbicide doit être réparti dans la couche superficielle du sol pour être absorbé par les racines des adventices, alors que la pomme de terre doit se développer dans une zone sans produit. Il est donc judicieux de réaliser les traitements sur butte définitive, suffisamment émiettée, légèrement humide et au moins une semaine avant la levée.

La persistance des herbicides étant loin de couvrir toute la durée de la culture, l’utilisation d’un plant sain et bien préparé ainsi qu’un sol réchauffé permettront d’avoir une couverture rapide du sol, et donc de résoudre le problème de manque de persistance des herbicides.

Pour optimiser l’efficacité du désherbage, il est essentiel d’avoir une bonne connaissance de la flore présente ainsi que de l’état d’infestation de la parcelle. Les adventices les plus présentes sur les buttes sont en général chénopodes, morelles, matricaires, renouées liseron, renouées des oiseaux et gaillets. En plus de ces dicotylédones, on retrouve des vivaces telles que le chardon des champs, le chiendent…

La maîtrise des dicotylédones se joue principalement en post-plantation. En cas de printemps sec, un retour limité en postlevée est possible.

Des associations adaptées aux niveaux d’infestation et à la flore

Afin d’optimiser l’efficacité des herbicides, il est fréquent de les associer :

• Parcelles « propres » sans problème particulier :
L’association Défi + Sencoral SC (3 à 4 l + 0,5 l) ou Arcade (4 l) reste toujours une base intéressante. Il est également possible d’utiliser des produits tels que le Toutatis Damtec (2,4 kg/ha), Metric (1,25 l/ha), Bastille (2,5 kg/ha), Proman/Soleto/Inigo (3 l/ha) et Tavas (1,2 l/ha).

• Infestation faible à moyenne (renouée liseron, mercuriale, gaillet, morelle) : on favorisera plutôt des associations à base de Challenge 600 + Arcade (2 l/ha + 3 l/ha), Toutatis D. + Sencoral SC (2,4 kg/ha + 0,3 l/ha), Toutatis D. + Défi/Roxy (2,4 kg/ha + 2,5 l/ha).

• Parcelles très « sales » ou méconnues (parcelles louées) : le mélange de trois produits peut s’avérer intéressant avec par exemple Défi/Roxy + Proman/Soleto/Inigo + Metric (3 l/ha + 2 l/ha + 1,25 l/ha) ou encore Défi/Roxy + Proman/Soleto/Inigo + Sencoral SC (3 l/ha + 2 l/ha + 0,3 l/ha).

Des conditions particulières pour l’application de certains produits

Les spécialités Defi/Spow/Minarix, Roxy 800 EC, Arcade, à base de prosulfocarbe, doivent obligatoirement être appliquées avec un matériel homologué pour réduire la dérive (Liste officielle). Par ailleurs, étant donné la nécessité de renforcer les conditions d’emploi du produit afin d’éviter la dissémination de la substance actives, en cas d’application sur une parcelle adjacentes à des cultures non-cibles (cultures maraîchères, légumières, aromatiques ou médicinales), il est important de :
• Si des cultures non-cibles sont situées à moins de 500 mètres de la parcelle à désherber : ne pas appliquer le produit avant la récolte de ces cultures.
• Si les cultures non-cibles sont situées à plus de 500 mètres et à moins d’un kilomètre de la parcelle à désherber :

- Ne pas appliquer le produit avant la récolte de la culture.
- Ou, en cas d’impossibilité, appliquer le produit uniquement le matin avant 9 heures ou le soir après 18 heures, en conditions de température faible et d’hygrométrie élevée.

La bonne mise en œuvre de ces précautions particulières conditionne le maintien de la solution pour l’avenir

Le Challenge 600 ne peut pas être utilisé sur Monalisa en terre crayeuse.

La métribuzine n’est pas tolérée par toutes les variétés, il faut vérifier la sensibilité variétale.

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