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Risques de transfert phytosanitaire

Peu de solutions pour limiter les écoulements latéraux dans le sol

14 décembre 2012

Les écoulements de subsurface et hypodermiques sont propres aux sols présentant une rupture de perméabilité dans le profil. Ils peuvent être associés à de l’infiltration en profondeur et/ou du ruissellement, ce qui augmente les risques de transferts de produits phytosanitaires.

Des effets différents selon la profondeur de la rupture de perméabilité

Cette rupture de perméabilité peut être tout simplement due à une semelle de labour ou à une accumulation d’argile lessivé ou à un horizon argileux plus ou moins profond. Il peut s’agir aussi de la présence d’un substrat imperméable plus ou moins profond (calcaire dur ou schiste non fissuré, arène granitique). L’eau s’écoule latéralement plus ou moins rapidement sur l’horizon présentant une rupture de perméabilité. Plus la rupture de perméabilité est profonde, plus les écoulements hypodermiques se produisent tard en saison et généralement, plus ces écoulements sont lents. Tout dépend néanmoins de l’inclinaison de l’horizon imperméable.

A l’inverse, plus la rupture de perméabilité est proche de la surface, plus les écoulements sont précoces et rapides. Néanmoins, dans le cas d’une semelle de labour ou d’une petite accumulation d’argile, on n’est pas en présence d’un horizon totalement perméable et les écoulements hypodermiques peuvent être associés à de l’infiltration en profondeur. Ils peuvent également être associés à du ruissellement de surface en limon battant et bien sûr à du ruissellement par saturation quand la rupture de perméabilité est proche de la surface du sol.

Comment limiter les risques ?

Dans le cas de la semelle de labour, la solution est simple. Il suffit de pratiquer un décompactage de cet horizon. Dans les autres situations dues à la nature du sol et du sous-sol, il est difficile d’envisager des solutions pratiques. Néanmoins, comme ce mode circulation de l’eau peut être associé au ruissellement ou à l’infiltration en profondeur, les solutions présentées pour ces modes de transfert réduiront également les risques liés aux écoulements hypodermiques.

Parfois, ces écoulements hypodermiques peuvent se produire dans des parcelles à proximité immédiate de fossés ou de point d’eau. Dans ce cas, il paraît raisonnable d’éviter de traiter le bord de la parcelle car le rabattement de la petite nappe perchée produit par la rupture de perméabilité engendre un transfert rapide de l’eau vers le fossé ou le point d’eau en hiver.

Pour en savoir plus sur les facteurs de risque de transfert de pesticides dans les cours d'eau, cliquez sur le lien.

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