Contamination des céréales par les sclérotes Les vrai/faux de l'ergot

Oui, une parcelle bien désherbée présente moins de risque

10 novembre 2021

Les graminées adventices sont sensibles à l'ergot et peuvent amener des sclérotes dans toutes les cultures. Un désherbage minutieux de la parcelle réduit donc le risque de contamination des céréales.

Les adventices présentes en culture sont sources de relai et de propagation de l’ergot :
1- Les graminées adventices peuvent être contaminées par les spores d’ergot durant leur floraison → Contamination
2- Le miellat qui se développe ensuite sur les adventices infectées peut contaminer la céréale ou d’autres adventices alors en fleur → Relai de la maladie
3- Les sclérotes qui se développent sur les adventices sont aussi récoltés ou tombent au sol → Contamination des récoltes ou des parcelles

Un désherbage efficace contre les graminées permet de diminuer de 20 % les niveaux de contamination, d'après les enquêtes au champ réalisées par ARVALIS entre 2012 et 2014 sur 2060 parcelles (toutes cultures).

Figure 1 : Les parcelles les plus contaminées en sclérotes de céréales sont aussi les plus contaminées en sclérotes d’adventices

100 organismes de collecte sont engagés dans le plan d’action national sur l’ergot animé par ARVALIS

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3 commentaires 15 novembre 2021 par ROEDERER

Malheureusement, on peut attendre, sans impatience et sans aucun plaisir, une intoxication importante dûe à l'ingestion d'aliments contaminés. Cependant, on connait déjà le coupable (avant qu'il ne soit jugé...): c'est l'agriculteur, forcément... même bio, même logotisé, labelisé, certifié, il est et restera coupable. Comme il ne se sert pas ou peu des média, des réseaux et autres canaux "d'infos", il ne peut se défendre ou faiblement, on peut donc facilement le désigner du doigt pour éviter de regarder le problème en face et de le traiter sainement. Il suffit pour s'en convaincre de regarder la conclusion médiatique de la COP 26 sur les émissions de gaz à effet de serre: seules responsables mises en cause (journal de TF1) , les vaches laitières et allaitantes dans une moindre mesure... rien sur les émissions des avions dans la haute atmosphère, rien sur l'extraction pétrolière, rien sur les effets des gaz de nos climatisations (15000 à 20000 fois plus puissants que le CO2). Quel courageux dirigeant va remettre en route la guillotine pour trancher la gorge des éleveurs pour "sauver" la planète ? Ce qui est quand même curieux, c'est le parti-pris des "journalistes" et leur absence de bon-sens... il y avait, sur terre, des ruminants, bien avant qu'il y ait des transports aériens et des climatisations ou des centrales à charbon ou au gaz ou au pétrole. Pour revenir à la problèmatique de l'article, je pense sincèrement que dans un avenir proche, il y aura ceux qui peuvent payer cher (très cher) leurs aliments "naturels" et les autres qui seront les esclaves des premiers à qui l'on distribuera généreusement ce que les premiers ne veulent pas manger: "viande" synthétique, "lait" synthétique, "fromage" végétal ou artificiel, "légumes" sans saveurs poussant dans des parkings souterrains en atmosphère contrôlée. Dans ce monde "rêvé" (pas par nous, les agriculteurs), les terres pourront être rendues à la vie sauvage (en fait, les ronces vont devenir la "culture" principale). Plus de ZNT, plus rien d'autre que la nature et le touriste venu se ressourcer dans une zénitude désertique. Le pied, quoi.

15 novembre 2021 par CORDIER

La problématique santé humaine vas prochainement rattraper les environnementalistes qui consomment des produits bois infestés d'ergot, charbon et datura. Il n'y a qu'à attendre que le monde médical constate et interpelle l'état .

12 novembre 2021 par LACOURT

comment faire comprendre la problématique et le risque santé humaine au ministère de l'environnement et à tous les environnementalistes FNE en tête, car à force de développer les bandes enherbées sur un maximum de parcelles ; ZNT eau sur tous les pointillés et traits pleins carte IGN, ZNT riverains...nous ne faisons qu'augmenter les risques. Qui indemnisera l'agriculteur en cas de dosage beaucoup trop élevé ?

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