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chantier de semis de l'orge de printemps Orge de printemps

Le créneau idéal de semis se situe entre le 15 février et le 15 mars

09 février 2017

Le choix de la date de semis est primordial pour l'orge de printemps. Une date de semis trop précoce expose la culture à des épisodes de froid intense. A l'inverse, une date de semis trop tardive réduit la capacité de tallage et augmente les risques d'échaudage en fin de cycle.

Mieux vaut attendre un ressuyage correct du sol pour semer

La date de semis est conditionnée par la date de ressuyage des sols et la possibilité d’exécuter une préparation superficielle en un minimum de passages. Suite à un hiver humide, il est souvent bénéfique d’attendre un ressuyage correct du sol plutôt que de vouloir semer à tout prix.

Le créneau de semis idéal pour l’orge de printemps se situe dans une fourchette d’environ un mois, sur un calendrier variable selon les régions (carte 1). Les semis avant le début de période sont souvent exposés à un coup de froid hivernal, alors que les graines sont en train de germer ou que la plante est encore peu vigoureuse. Le bilan d’une telle pratique est trop aléatoire pour être recommandé (figure 1). Inversement, les semis après la fin de période (parfois nécessaires après un hiver humide), risquent de pénaliser la capacité de tallage de l’orge. Il faut donc penser, dans ce cas, à augmenter les densités de semis pour pallier à cet inconvénient. De plus, un semis trop tardif peut décaler le cycle dans une séquence de jours échaudants pendant le remplissage des grains.


Carte 1 : Plages recommandées de dates et de densités de semis des orges de printemps en France


Figure 1 : Evolution du rendement (en q/ha) selon la date de semis (essais Champagne-Ardenne)
 rendement de l'orge de printemps en fonction de la date de semis. Plus l'orge est seme tard, plus le potentiel de rendement diminue.

… à 270-330 grains/m² environ

Les hauts rendements sur les orges à deux rangs sont souvent atteints avec des peuplements épis élevés. La densité de semis aura pour objectif d’installer un peuplement suffisant, mais sans excès pour éviter la verse assez fréquente sur cette espèce et par conséquence la baisse du calibrage.

L’objectif est d’atteindre 250 à 300 plantes levées/m², soit 270 à 330 grains semés/m².


Figure 2 : Evolution du rendements (en q/ha) selon la densité de semis (essais Champagne-Ardenne)


- En terres profondes :
Dans de bonnes conditions de semis (sol bien ressuyé, préparation fine…), il est possible de baisser cette densité à 250 plantes/m² (= 270 gr/m²) sans risque de pénaliser le rendement.

- En terres superficielles :
Il est préférable de ne pas descendre en dessous des 300 plantes/m² (= 330 gr/m²), les faibles densités étant très souvent pénalisées dans ces sols.


Remarque : augmenter la densité de 30 gr/m² par 15 jours de retard après le 15 mars

Des semis d’automne envisageables sous conditionsL’orge de printemps peut également être semée avant l’hiver pour certains secteurs où le risque de gel est moindre et acceptable (risque de gel au stade coléoptile et risque de gel hivernal avant le stade début tallage). Il s’agit principalement des zones Charentes, Touraine, Berry et, de façon plus limitée, dans le nord de la région Centre.
Cette technique peut s’avérer payante dans les sols à faible réserve hydrique, fréquemment sujet à des conditions pénalisantes de fin de cycle. Mais le risque de gel hivernal est beaucoup plus élevé pour ce type d’implantation. Par ailleurs, il faudra aussi être vigilant à la protection fongicide, contre la rhynchosporiose particulièrement. Ce champignon a tendance à se développer de façon explosive sur les semis d’automne. Le risque de verse est également accru en semis d’automne, surtout lorsque l’hiver a été doux – donc favorable au tallage.
Concrètement, des semis d’automne peuvent s’envisager dans ces régions sur les parcelles à faible réserve utile, avec des variétés les plus tolérantes à la rhynchosporiose et un programme fongicide renforcé.
Les semis sont possibles dès le 20 novembre en Charentes, voire la fin octobre en Touraine et dans le Berry, le développement végétatif étant un peu plus long.
Pour les densités de semis, elles peuvent être légèrement réduite à moins de 300 gr/m² en très bonnes conditions de semis, le cycle végétatif étant plus long qu’en semis de printemps.

Ne pas oublier l’intérêt de l’orge de printemps dans la lutte contre les graminées

Dans un contexte d’apparition de cas de vulpins résistants aux herbicides foliaires, l’introduction d’une orge de printemps dans la rotation permet de réduire le stock semencier des adventices levant préférentiellement à l’automne. Semer sur un sol indemne d'adventices reste la première règle à respecter pour éviter les infestations, d’autant plus que le nombre de molécules homologuées sur la culture se restreint.

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2 commentaires 06 mars 2013 par JEANDON

Bonjour, J ai réalisé mes semis OP sur gel le 22 février. Elles sont en cours de germination aujourd hui et seront ,je pense ,levées ce week end,Il annonce -5 pour lundi prochain. Quel est le seul de sensibilté au gel de l OP. merci

25 février 2013 par CORNET

en sol sechant ca veut dire a 50 de pmg 350*50= 175 kg et au 1er avril 190 kg c est loin des conseils que l on pouvait entendre ces dernieres années pour 110 kg de semences environ y a t il des differencees varietales faut il adapter la dose de semis en fonction dela destination orge fourragere / brasssicole par exemple