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Stratégie de fertilisation azotée sur orge de printemps Messagerie Hauts-de-France

Fractionner l'azote sur orge de printemps : la stratégie la plus robuste !

11 mars 2021

Cette année, les implantations d'orges de printemps se sont déroulées dans de bonnes conditions fin février. Elles se terminent courant mars sur certains secteurs. Cette espèce est sensible aux à-coups climatiques (sécheresse comme en 2020, ou printemps trop pluvieux). La gestion de la fertilisation azotée doit permettre de minimiser ces risques tout en visant la fourchette de teneurs en protéines pour le débouché brassicole (entre 9,5 et 10,5 %).

Fractionnement de l’azote : que retenir des essais ARVALIS ?

De nombreux essais ont été réalisés sur le fractionnement de l’azote sur orge de printemps. De manière globale, il en ressort que :

- Lorsque les apports peuvent être valorisés par des pluies, les apports de 3 feuilles à épi 1 cm offrent les meilleures efficacités, avec un coefficient apparent d'utilisation (CAU) amélioré de 20 % par rapport à un apport au semis. L’efficacité d’un apport au semis est souvent faible, car il est soumis à différentes pertes possibles (organisation, lessivage, volatilisation). Ces enseignements sont logiques puisque les besoins en azote des orges, et donc l’absorption, sont forts lors de la montaison. En conséquence, il convient de limiter le premier apport pour les semis jusqu’au 10 mars à 50 unités d’azote (associé au phosphore et au soufre si besoin).

- Les stratégies tout au semis tirent leur épingle du jeu uniquement en cas de sécheresse intense en avril, sans que ce soit systématique. Dans notre synthèse d’essais, la stratégie « tout au semis » conduit en moyenne à une perte de 3 q/ha par rapport au fractionnement « 1/3 semis puis 2/3 tallage ».

- L’enfouissement de l’apport au semis, lorsqu’il est réalisé en solution azotée, permet de gagner en moyenne 2 q/ha et 5 à 10 % d’efficacité (CAU) par rapport à une solution azotée non enfouie.

Le fractionnement ressort comme la stratégie la plus robuste

Compte tenu du climat au printemps de plus en plus incertain, il est préconisé de fractionner la dose d’azote en 1/3 au semis et 2/3 au tallage, voire 50/50, comme compromis entre année sèche et humide.

En cas de dose totale inférieure à 120 unités, une intervention unique autour de 2-3 feuilles est à privilégier.

L’apport en végétation doit être raisonné selon les pluies plus qu’à un stade précis. Si des pluies sont annoncées entre 3 feuilles et début tallage, il faudra en profiter !

Le N-tester pour corriger les carences éventuelles et profiter des pluies de mai !

En général, il est souvent observé un retour des pluies fin avril – début mai dans la région, il faut donc profiter du N-tester qui est la seule solution pour revoir la dose selon le potentiel de l’année et l’état de nutrition des plantes. Attention, il faudra prévoir une bande sur-fertilisée dès l’apport d’azote au semis, et les diagnostics ne sont réalisables qu’autour d’un nœud.

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1 commentaires 12 mars 2021 par COUSTENOBLE

merci pour ces infos.

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