En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Semis d’orge de printemps en Occitanie Messagerie Ouest Occitanie

Orges de printemps : attendre le ressuyage des parcelles pour semer

25 décembre 2019

L’orge d’hiver n’est plus adapté pour des semis de fin décembre et après. Mieux vaut désormais opter pour de l’orge de printemps.

Date et densité de semis

Le créneau de semis idéal pour l’orge de printemps se situe dans une fourchette d’environ un mois, entre le 15 janvier et le 15 février. Elle peut se semer plus tôt, mais il faudra alors surveiller la verse et la rhynchosporiose, toutes deux favorisées par des semis précoces.

Tableau 1 : Les principales variétés d’orges de printemps

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Les semis avant le 15 janvier sont souvent exposés à un coup de froid hivernal, alors que les graines sont en train de germer ou que la plante est encore peu vigoureuse.  Inversement, les semis après le 15 février (parfois nécessaires après un hiver humide) risquent de pénaliser la capacité de tallage de l’orge. Il faut donc penser, dans ce cas, à augmenter les densités de semis pour pallier cet inconvénient. De plus, un semis trop tardif peut décaler le cycle dans une séquence de jours échaudants pendant le remplissage des grains.

Les densités de semis sont de 300 à 350 gr/m².

Mieux vaut attendre un ressuyage correct du sol pour semer
La date de semis est conditionnée par la date de ressuyage des sols et la possibilité d’exécuter une préparation superficielle en un minimum de passages. Il est souvent bénéfique d’attendre un ressuyage correct du sol plutôt que de vouloir semer à tout prix.

La conduite du désherbage

Semer sur un sol indemne d'adventices reste la première règle à respecter pour éviter les infestations, d’autant plus que le nombre de molécules homologuées sur la culture se restreint.

La période d’implantation et le caractère couvrant de l’espèce doivent théoriquement rendre l’orge de printemps plus facile à désherber. Mais le faible nombre de produits préconisables rend la gestion de certaines mauvaises herbes problématique, surtout les graminées.

Il est nécessaire d’être très vigilant vis-à-vis du ray-grass dans les rotations où les cultures d’automne dominent, surtout si les implantations sont réalisées sans labour. Les solutions herbicides contre le ray-grass dans l’orge sont peu nombreuses. Elles se limitent, pour les spécialités racinaires, au chlortoluron (avant le 1er mars, en sols non drainés et sur les orges fourragères seulement) ou à Avadex 480 (à 3 l/ha en présemis incorporé). Ce dernier est particulièrement recommandé en cas de résistance avérée des ray-grass aux herbicides de la famille des inhibiteurs de l’ACCase (groupe HRAC A) et des inhibiteurs de l'ALS (groupe HRAC B).

Pour les spécialités foliaires, il n’y a que l’Axial Pratic (pinoxaden), Fenova Super (fénoxaprop) et Joystick (iodosulfuron), sachant que ces substances actives appartiennent aux groupes HRAC A ou B.

La folle avoine est encore assez répandue mais reste assez facile à gérer avec un produit foliaire comme Axial Pratic ou Fenova Super.

Les ray-grass et vulpins seront surement plus rares que la folle avoine car leurs levées se font plutôt à l’automne. Joystick ou Axial Pratic sur ray-grass, Axial Pratic ou Fénova Super sur vulpin apporteront une efficacité moyenne à satisfaisante à condition de ne pas être en situation de résistance.

Du côté des dicotylédones, la flore est souvent mixte entre les adventices à germination hivernale (véroniques…) et printanière (renouées…).

La gestion du gaillet et du chardon peut être plus problématique. Ces deux adventices font l’objet d’un traitement spécifique :
• Gaillet : base fluroxypyr (0,6 l/ha) ou florasulame (0,1 à 0,15 l/ha) ou Allié Express (40 g/ha) mais uniquement en désherbage précoce pour cette dernière spécialité.
• Chardon : Bofix à 2,5 l/ha ou Chardex à 2 l/ha jusqu’à 2 nœuds. Au-delà de ce stade, il est possible d’intervenir avec des produits à base de metsulfuron-méthyl jusqu’au stade dernière feuille.

Il est également possible de mettre en œuvre du désherbage mécanique (herse étrille notamment) avec des créneaux d’intervention plus larges que sur les céréales d’hiver. Cette solution alternative est efficace essentiellement sur dicotylédones, en populations faibles et surtout à des stades très précoces (cotylédons - 1 feuille de l’adventice).

Il existe une liste des produits testés et acceptés en orges à destination de la malterie.

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10