En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Symptômes d’helminthosporiose sur feuille d’orge d’hiver Protection des cultures

Orge d'hiver : téléchargez la synthèse 2018 des essais maladies d’ARVALIS

10 janvier 2019

Retrouvez l’ensemble des observations réalisées dans les essais maladies conduits sur orge d'hiver par l’institut et ses partenaires durant la dernière campagne. Au sommaire : bilan sanitaire 2018, leviers agronomiques, efficacité des fongicides disponibles et des produits en attente d'homologation, avec les repères et recommandations pour 2019.

Ces dernières années, les pertes de rendement en l’absence de protection fongicide sur orges d’hiver étaient dans nos essais de l’ordre de 15 q/ha. En 2018, l’impact des maladies est supérieur, avec des pertes moyennes de 18,4 q/ha. Ces pertes observées dans les essais non traités sont principalement liées aux conditions climatiques pluvieuses et froides du mois de mars, favorables à la rhynchosporiose. Par ailleurs, l’helminthosporiose a été plus fréquente cette année en raison notamment de l’évolution d’Etincel, principale variété cultivée en France, désormais sensible à cette maladie. Quant à la ramulariose, la rouille naine, les grillures et les maladies de fin de cycle, elles ont été très peu présentes en 2018. La septoriose de l'orge, maladie de quarantaine pour certains pays importateurs comme la Chine, est particulièrement surveillée mais elle a été très rarement observée cette année encore.

De très bonnes solutions restent disponibles pour lutter contre l’ensemble des maladies des orges au T1 et au T2 (tableau 1).

Mais la résistance de l’helminthosporiose aux SDHI continue de progresser en 2018. La fréquence des souches résistantes est passée de 46 % en 2017 à 53 % cette année. Côté résistance aux strobilurines, elle reste stable, avec une fréquence de l’ordre de 30 %.

Dans ce contexte, l’intérêt des strobilurines dans le cadre de mélanges triple IDM + SDHI + QoI est réel. Il est estimé, en présence d’une forte pression de maladie, entre 1 et 4 q/ha selon le cortège parasitaire et la molécule utilisée. Mais la généralisation de ce type de mélange risque d’accélérer la sélection des souches portant une résistance multiple aux QoI et aux SDHI, déjà identifiées en France et dans de nombreuses régions européennes.

Des mélanges double IDM + QoI, dans un contexte où l’helminthosporiose est la principale maladie à combattre, sont dans nos essais techniquement et économiquement compétitifs. Ils pourraient suffire à protéger la culture.

A noter que l’utilisation du chlorothalonil dans le cadre d’un mélange triple SDHI + IDM + QoI doit être réservée aux situations où la lutte contre la ramulariose et les grillures est prioritaire.

Tableau 1 : Efficacité par maladie des principaux fongicides ou associations utilisables sur orge

Pour en savoir plus, téléchargez la partie consacrée à la lutte contre les maladies de l’orge d’hiver du guide « Choisir & décider – Interventions de printemps - Céréales à paille - Synthèse nationale 2018 ».

Pour connaître les préconisations dans votre région, consultez les guides 2019.

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant